Après avoir étudié le théâtre et le ballet durant son enfance en Belgique, aux Pays-Bas et en Angleterre, Audrey Hepburn décroche son premier rôle majeur en 1953 à Hollywood dans Vacances romaines (Roman Holiday), qui lui permet d’obtenir l’Oscar de la meilleure actrice. Elle y joue le personnage de la princesse Ann, une femme dotée d’un style vestimentaire distingué, élégant et minimaliste. Les rôles qu’elle incarne par la suite mettent majoritairement en scène des femmes partageant ce même intérêt pour la mode. L’actrice devient ainsi, petit à petit, une source d’inspiration pour l’époque. S’opposant au style vestimentaire maximaliste des années 1950, majoritairement popularisé par des actrices telles que Marilyn Monroe, Audrey Hepburn représente un style nouveau, plus accessible et raffiné.
C’est avec le film Sabrina (1954) que l’actrice rencontre le couturier Hubert de Givenchy. Ce dernier conçoit les tenues du personnage de Sabrina, ainsi que celles de nombreux autres rôles incarnés par l’actrice par la suite. Sur ce tournage naît une amitié : Audrey Hepburn devient rapidement la muse du couturier, qui affirme même que l’actrice était « bien plus qu’une muse » et qu’elle incarnait « une élégance naturelle, sans artifice » (Vogue). Elle s’impose comme une source d’inspiration pour les stylistes et les grandes marques de vêtements de luxe, telles que Valentino Garavani, qui habille l’actrice pour ses événements publics.
À partir de 1961, Audrey fait officiellement partie du prestigieux International Best Dressed Hall of Fame, qui récompense des figures dont le style a profondément influencé les tendances et l’histoire vestimentaire. Audrey incarne l’indépendance et la modernité à travers son style, illustré par des tenues devenues emblématiques : col roulé noir à manches courtes, pantalon capri et ballerines noires, associés à une coupe de cheveux courte. Dans les années 1950, le pantalon est encore largement perçu comme transgressif pour les femmes, surtout dans les représentations féminines élégantes. Audrey contribue à populariser les tenues à pantalon dans les longs-métrages Sabrina et Funny Face (1957), où son look décontracté participe à une image moderne et active, alors encore peu répandue dans l’univers du cinéma américain. De nos jours, des médias spécialisés comme FashionABC soulignent que Hepburn a « transformé des pièces simples, comme les ballerines, en éléments iconiques du style féminin ».
Sur le grand écran, Audrey incarne principalement des femmes élégantes et bienveillantes, car selon elle, « l’élégance est la seule beauté qui ne se fane jamais », à l’exception d’un rôle marquant : Holly Golightly dans Diamants sur canapé (Breakfast at Tiffany’s). Sorti en 1961, le film connaît un grand succès commercial, rapportant environ 14 millions de dollars pour un budget de 2,4 millions. Le personnage d’Holly se distingue par une personnalité plus rebelle et ambiguë que les rôles précédemment incarnés par l’actrice : indépendante, excentrique et vivant en marge des conventions sociales. Audrey Hepburn a elle-même reconnu que ce rôle la mettait mal à l’aise, n’étant pas habituée à interpréter une femme au caractère aussi extravagant.
Aujourd’hui, les réseaux sociaux et la maison de joaillerie Tiffany & Co. continuent de populariser les films et l’image d’Audrey Hepburn. Sur des plateformes comme Instagram, Pinterest ou TikTok, des extraits de Diamants sur canapé, notamment la scène d’ouverture devant la vitrine de Tiffany’s sur la Cinquième Avenue, sont régulièrement partagés et recréés. Tiffany & Co. entretient cet héritage en faisant régulièrement référence à Audrey Hepburn dans ses campagnes, associant la marque à une image d’élégance intemporelle et de féminité raffinée.
De nombreux magazines de mode tels que Vogue, ELLE ou Harper’s Bazaar ont publié des articles retraçant la vie de l’actrice ou s’inspirant directement de ses tenues emblématiques, comme la petite robe noire dessinée par Givenchy, les lunettes de soleil oversize, les ballerines ou encore les silhouettes épurées aux lignes minimalistes. En 2020 paraît un documentaire à son effigie, intitulé Audrey Hepburn, qui fait suite à une biographie parue en 2000, Audrey Hepburn Story. L’UNICEF, à travers son site officiel et ses archives, entretient la mémoire de l’actrice, devenue ambassadrice de l’organisation entre 1988 et 1992. Elle dépasse le simple statut de star hollywoodienne, s’impliquant dans de nombreuses missions humanitaires en Afrique, en Amérique latine et en Asie. Audrey Hepburn déclarait à ce sujet : « Je peux témoigner de l’importance de l’UNICEF pour les enfants, car je fais partie de ceux qui ont reçu des vivres et une aide médicale juste après la Seconde Guerre mondiale » (Audrey Hepburn, site de l’UNICEF).