Les promesses d’âge d’or ne font pas autre chose que troquer le besoin de vérité contre un imaginaire du désirable nourri au ressentiment.
Une société politique authentique, où la discussion et les débats sont une technique essentielle, est une société pleine de risques (…) Il est inévitable que les groupes d’intérêt qui préfèrent le statu quo résistent au défi, en ayant recours, entre autres moyens, aux croyances, aux mythes, aux valeurs profondément enracinées, en jouant de la peur, et même en la suscitant. Les dangers sont bien connus.
Moses I. Finley
Démocratie antique et démocratie moderne
La tyrannie est une monarchie ayant en vue le seul intérêt du monarque ; l’oligarchie a en vue l’intérêt des riches ; la démocratie, celui des indigents.
Aristote
La Politique
À l’écart du tumulte, Mnèmosunè, mère des Muses, Mémoire des hommes et des cosmogonies, observe médusée le manège. Autrefois dépositaire du savoir commun et du destin individuel, elle s’est vu confisquer sa parole. Mnèmosunè est désormais apatride, condamnée à l’oubli, engloutie par le succès de la désinformation et l’hégémonie des jugements personnels sur les réseaux sociaux qui réclament plus d’autorité, d’armement et de masculinisme[1].
Ces nouveaux visages de Rumeur triomphante, masques d’une Gorgone magnétique et relookée, figures cultuelles de l’insulte et de la mort outragée, raffermissent les séculaires théories conspirationnistes et attisent l’hostilité envers les constitutions démocratiques occidentales, désavouant autant les biens culturels célébrés par l’institution que les œuvres artistique et critique du contre-pouvoir. De même, les scientifiques qui étudient l’impact de l’activité humaine dans l’effondrement de la biodiversité, le dérèglement des écosystèmes et les modifications des cycles naturels[2] n’échappent pas à leurs courroux. Ils sont en effet discrédités par les fakes news, boudés par un cénacle médiatique sous contrôle des pouvoirs néo-conservateurs et réactionnaires. Malgré la diffusion d’études solides sur le sujet, les récentes conférences sur le climat – COP 30, COP 29 et 16ème Convention des Nations unies sur la diversité biologique – ont de quoi effarer toutes celles et ceux qui attendent de la part des politiques et des industriels des actions concrètes à la hauteur de la menace.
En surfant sur une vague de confusion généralisée, lame de fond d’une droitisation de la pensée, irresponsables politiques et souverains milliardaires de la Tech ont désormais champ libre pour décréter l’avènement d’un monde nouveau, fait de grandeur, de prospérité et d’ordre, à l’instar d’un Donald Trump, fier de proclamer le jour de son investiture que “l’âge d’or de l’Amérique commence maintenant”.
Les logorrhées prophétiques de ces personnes morales transcendantes prêchent une vision de l’histoire bien plus proche de l’oracle, “comme un communiqué des hommes aux dieux[3]”, que d’une Realpolitik de la raison critique. Car les homélies nationalistes et impérialistes accompagnent souvent les promesses d’un âge d’or qui, dans leur sillage, vénèrent un passé glorieux, célèbrent la quête d’une origine impérissable, entre exhumation de mondes perdus, descendances englouties et autres élucubrations sur le bien-fondé d’une technocratie numérique qui sauverait le monde de l’impuissance et améliorerait à coup sûr le sort de l’humanité et de l’individu. Cette représentation de l’histoire, enflée par la rhétorique performative des hommes politiques et appuyée par l’exacerbation d’affects incontrôlés sur les réseaux sociaux, sape l’activité créatrice de la pensée humaine, sacrifie l’idéal démocratique et anéantit le politique, cet “art de parvenir à des décisions par la discussion et d’obéir à ces décisions comme condition nécessaire à une existence sociale civilisée[4]”. En mystifiant les stériles et ruineuses rivalités entre monde enchanté et désenchantement du monde, désinformations et données scientifiques, verdicts personnels et informations objectives, cet âge d’or défigure le besoin cognitif de vérité et de beauté.
Que le spectacle commence ! Venez assister au plus grand combat de tous les temps qui oppose deux têtes d’affiche monumentales : Mythe versus Histoire. Le vainqueur de ce duel se verra gratifier de toutes les propriétés symboliques, économiques et culturelles de vérité du vaincu. Si le Mythe l’emporte, il entrera dans l’Histoire. Si l’Histoire sort victorieuse, elle deviendra légende. Personnification paradigmatique des grandes batailles héroïques du Bien contre le Mal. Atavismes… Car le but explicite de la propagande nationaliste est bien d’édifier, fonder en nature et instaurer dans les croyances et les corps le mythe de l’âge d’or comme récit véridique, histoire vraie ou vérité éternelle, vaste campagne de marketing qui vise à déréaliser, déshistoriciser et, ce qui revient au même, dépolitiser la relation dialectique entre Mythe et Histoire. On voit bien ici que l’Histoire est sous le coup de l’extraordinaire violence symbolique d’une mythologisation en acte qui, dotée d’une résistance et d’une endurance à toute épreuve, entend maintenir la légitimité de son pouvoir de nuisance aussi longtemps que les intimidations autoritaires et les discours essentialistes accapareront le “débat public”. Rien n’est plus dangereux, affirme Foucault, qu’un système politique qui prétend prescrire la vérité[5].
Nous vivons une phase délicate où la mise en tension heuristique entre mythe et raison, censée garantir la création de nouvelles opportunités historique, politique et symbolique, ne peut espérer produire les effets concrets d’une pensée autonome qu’à la condition d’avoir recours à l’historicisation, “arme majeure de la réflexivité” selon la formule de Bourdieu.
La critique historique et anthropologique sur les systèmes symboliques de la Grèce antique démontre que mythe et raison, poésie et philosophie, loin d’être indissociables, ont cheminé côte à côte dans un rapport de force fécond entre le semblable et le différent, le Même et l’Autre. Dès la fin du VIIIe siècle, les poètes ont “figuré” le principe actif responsable de l’attraction et du rapprochement des opposés – ce qui les lie ensemble – en s’appuyant sur les qualités affectives de l’être humain : Eros (amour) pour Hésiode et Philia (amitié) pour Empédocle. Par un acte symbolique de présentification (le mot est de Vernant), l’homme accède à des sensations et perceptions inédites, élargit sa vision du monde et découvre “une nouvelle méthode d’adaptation au milieu (…) Il vit, pour ainsi dire, dans une nouvelle dimension de la réalité (…) Il ne vit plus dans un univers purement matériel, mais dans un univers symbolique. Le langage, le mythe, l’art, la religion sont des éléments de cet univers[6]”.
Les sciences sociales et historiques étudient comment les mythes naissent, vivent et résistent. Parmi eux, celui de l’Atlantide est certainement le plus symptomatique et le plus instructif. L’Atlantide ! Berceau de l’humanité, brillante civilisation bien supérieure en tout et à tout ce que l’homme a pu connaître… “Il est plus facile de faire sortir le génie de la bouteille que de l’y faire rentrer !” ironisait l’helléniste Harold Cherniss à propos de ce mythe.
Mentionné pour la première fois par Platon dans le Timée et le Critias, le mythe de l’Atlantide a traversé les siècles, ressuscitant sans cesse sous différentes formes. L’historien et anthropologue de la Grèce antique Pierre Vidal-Naquet a consacré plus de quarante ans à faire l’histoire des usages de ce mythe. Il a mené une enquête fouillée et argumentée sur les abondantes interprétations parfois délirantes, parfois désarmantes des romanciers, savants, archéologues, géologues, géographes, cosmographes, artistes, etc. depuis sa création jusqu’à aujourd’hui[7].
Le mythe de l’Atlantide a ainsi accompagné les récits de la découverte du Nouveau Monde, inspiré les lois ou les modèles mécaniques de cités idéales, insufflé l’Utopie de Thomas More, enfiévré les sciences occultes et servi la cause des nationalismes. Les auteurs sérieux comme les savants mystiques ont glosé, essentialisé, spéculé, théorisé et, dans certains cas, déployé une érudition phénoménale et désespérée pour donner corps à l’Atlantide et rendre le mythe plus vrai que nature.
Manifestement, l’acte de communication de Platon a fait mouche car ses mots “ont été pris au sérieux, non pas par tous mais par beaucoup, au long des siècles qui séparent son temps du nôtre. Et il suffit d’ouvrir les yeux pour constater qu’il peut encore en être ainsi aujourd’hui” (Vidal-Naquet). Qu’est-ce que Platon a voulu dire et faire en racontant la victoire de l’Athènes ancienne contre l’envahisseur Atlante, qui s’était taillé “un empire vaste et merveilleux, que gouvernaient des rois dont le pouvoir s’étendait non seulement sur cette île tout entière, mais aussi sur beaucoup d’autres îles et sur des parties du continent” (Timée, 25-a) ? Que communique-t-il lorsqu’il affirme “que ce n’est pas une fiction mythique mais un discours vrai” (Timée, 26-e), un “récit qui, même s’il est tout à fait étrange, reste absolument vrai” (Timée, 20-d) ? Et enfin, utilise-t-il un procédé narratif spécifique, une parole, un discours – au sens de logos[8] – qui échapperait à notre expérience et notre connaissance ?
Au regard des siècles qui nous séparent, un déchiffrage s’impose. Suivons à nouveau Vidal Naquet, guidés par son analyse symbolique éclairante du mythe de l’Atlantide. “Platon nous le présente non comme une fiction mais comme la vérité (…) Ces mots seront traduits dans toutes les langues du monde et justifieront tous les délires réalistes. Cela s’explique d’autant mieux que la narration platonicienne introduit effectivement quelque chose de nouveau, dire le fictif en le présentant comme le réel. Avec une perversité qui lui a valu un immense succès, Platon a fondé le roman historique, c’est-à-dire le roman situé dans l’espace et dans le temps (…) Quant au sens proprement dit, j’ai tenté après d’autres, avec d’autres, de montrer que, pour l’essentiel, il était évident : l’Atlantide et Athènes, ce sont les deux faces de l’Athènes de Platon. La première, l’Athènes primordiale, est ce que Platon aurait voulu que fût la cité dont il était citoyen. La seconde est ce que fut Athènes au siècle de Périclès et de Cléon, une puissance impérialiste et maritime dont l’existence même était une menace pour les cités grecques[9]”.
Dans l’introduction de sa traduction du Critias, le philosophe et linguiste Luc Brisson décrit Platon comme un “inventeur intéressé, dans la mesure où, par son œuvre, il veut modifier le comportement de ses concitoyens en leur donnant l’image de ce que devait être leur cité, l’Athènes ancienne, et en leur représentant la catastrophe vers laquelle les mène leur mode de vie actuel, qui sur beaucoup de points s’apparente à celui que mène l’Atlantide[10]”.
Entre perspectives émancipatrices de l’enquête historienne d’un côté et idéologies conservatrices de la mythologisation de l’autre, les usages du mythe sont l’objet d’une lutte proprement symbolique pour le monopole de la vérité.
Point de départ de ma réflexion, le serment d’âge d’or de Donald Trump ne fait pas autre chose que troquer le besoin de vérité contre un imaginaire du désirable nourri au ressentiment. Mirage funeste dans lequel fake news, cataclysmes, eschatologies, normalisation de l’extrême droite, châtiments divins, guerres imposées, hallucinations politiques et médiatiques, tyrannies de l’intime et du cyber-capitalisme sont les protagonistes d’un chaos primordial en cours, au nom de l’ordre et de la justice, charrié par une post-vérité[11] de plus en plus prégnante.
Aujourd’hui, tout se passe comme si les débats et les discussions sur les problèmes politiques fondamentaux des institutions et sociétés démocratiques (droits humains, indépendance de la justice, abus de pouvoir, transparence, etc.) s’affranchissaient de soumettre l’intégrité morale à l’interrogation critique des conquêtes philosophiques, anthropologiques ou artistiques.
Or, pour ne laisser aucun répit à l’expérience des faits et des constats, des choses dites et faites, il me semble important de renouer avec le principe de réalité, opérer une conversion symbolique, recouvrer un effort de la pensée relationnelle et une gaieté d’esprit créatrice. Bref, une anamnèse capable de dégriser les baratineurs magnétiques, ténors autoritaires de la désinformation, prescripteurs d’âge d’or, démiurges de mythologisations New-Age et promoteurs d’un sinistre mépris pour la raison politique désintéressée et “l’épanouissement d’accomplissements réussis de l’idéal humain” (Bourdieu).
C’est précisément ici que les travaux de l’anthropologie historique sur les démocraties anciennes peuvent apporter des éclairages sur ce qui est en train de se jouer dans les démocraties modernes.
De toute évidence, calquer le système politique de la démocratie ancienne sur une démocratie moderne fait courir le risque d’une assimilation préjudiciable, ou pire, d’une confusion millénariste. En témoigne l’exemple des multiples identifications et vénérations des dirigeants révolutionnaires jacobins pour les grands législateurs politiques de l’antiquité gréco-romaine tant il relève plutôt de l’idéologie personnelle que de la connaissance historienne du monde grec ou du dialogue serré avec les textes (Vidal-Naquet).
Malgré les desseins plus ou moins répréhensibles qui jalonnent l’histoire politique et juridique moderne, nos sociétés démocratiques actuelles ne sauraient se résoudre à faire l’impasse sur les questions philosophiques et politiques qui se posaient aux sociétés démocratiques de la Grèce ancienne. Le Même et l’Autre, le monde sauvage, le barbare, l’étranger, l’ostracisme, la tyrannie, la stasis, l’acte héroïque, l’outrage, la démesure ou encore les velléités impérialistes s’inscrivent dans une longue expérience humaine cumulative, tout à la fois lointaine et proche de nous, fonds commun et survivance qui renvoient à ce que nous sommes et entre en résonance avec un sentiment d’appartenance à une riche histoire culturelle et artistique et aux devanciers qui l’ont construite. Arrêtons-nous un instant sur la poésie tragique grecque du Ve siècle, genre littéraire qui a traversé les siècles jusqu’à nous, bien qu’il soit historiquement situé.
Née au moment où la pensée juridique en pleine élaboration traversait des discordances et des flottements, les dramaturges athéniens ont concilié les valeurs héroïques et la justice divine que chantaient les aèdes des temps anciens avec le vécu politique tangible de la cité. Dans un contexte où se mêlent incertitudes et doutes, réflexions et débats incessants, les œuvres d’Eschyle et de Sophocle expriment au grand jour une conscience tragique de la responsabilité humaine (Vernant). Cette “création juridico-poétique” (Bourdieu), mise en scène lors de représentations théâtrales, “sonde les échecs de la communication tant entre les hommes qu’entre les dieux et eux[12]” offrant ainsi à l’homme de la cité une nouvelle façon de se comprendre. La mise en acte visuelle hautement formalisée du destin dramatique de l’action politique entraine une véritable émotion collective, catharsis en plein cœur de la cité grecque démocratique.
C’est en se libérant de la soumission à un pouvoir personnalisé et fortifiée par l’idéal d’isonomia (loi du partage et de l’égalité, art de la décision politique discutée) que l’Athènes primordiale a inventé la polis, raison et investissement affectif inédits consacrés aux relations des hommes (libres) entre eux. Sans se méprendre sur les nécessaires interprétations toujours renouvelées d’un héritage ancien, il me semble que ce système d’attitudes et de conduites envers l’autre, fondé sur une préoccupation éthique et une lutte politique de la considération réciproque, reste une source d’inspiration et d’imagination indispensable à la mise en œuvre d’une sollicitude bien comprise portée par la décence et l’humanité. Un regard de tous les égards, attentif aux phénomènes de désaffiliation, aux causes des désillusions personnelles et autres désordres sociaux et psychiques de notre société, de la condition sociale la plus extraordinaire à la plus ordinaire.
Il suffit de replacer en quelque sorte au centre l’esprit ingénieux du ménage Mythe-Histoire pour concéder que les qualités sensibles et intelligibles qu’ils ont en commun l’un et l’autre définissent, encore aujourd’hui, nos identités et nos savoirs partagés. Ambitions, amours, destinées, intrigues, discordes, guerres et paix… Au fond, et bien que le monde des immortels soit strictement séparé du monde des mortels, les affaires des Dieux ne sont-elles pas aussi celles des Hommes ?
Ainsi, c’est en tant que ressource symbolique inaliénable des sociétés humaines que la diversité des récits mythiques du passé instruit une responsabilité éthique et politique – ou civique – individuelle et rend raison à la mémoire historienne de l’histoire de l’humanité[13]. En ce sens, Mythe et Histoire, poésies lyrique et tragique peuvent contribuer activement, n’en déplaise aux mystificateurs, à prévenir les dérives autoritaires singulières ou routinières – souvent pessimistes ou nihilistes – et, pour reprendre une notion bien connue des Grecs fondateurs de la démocratie, lutter contre l’hubris.
[1] Les créateurs de Facebook et X ont annoncé un « relâchement substantiel » des algorithmes de modérations fin 2024. On en mesure aujourd’hui les effets.
[2] « Anthropocène, l’implacable enquête », documentaire de Cédric Defert, ARTE France, Look at Sciences, 2024.
[3] Pierre Vidal-Naquet, « La raison grecque et la Cité », in Le chasseur noir, La découverte, 2005, p. 325. Je reprends ici son propos sur la théologie royale de la pensée orientale de l’Antiquité.
[4] Moses Finley, Démocratie antique et démocratie moderne, Petite Bibliothèque Payot, 1994, p. 60.
[5] « La tâche du dire vrai est un travail infini : la respecter dans sa complexité est une obligation dont aucun pouvoir ne peut faire l’économie. Sauf à imposer le silence de la servitude », Michel Foucault, « Le souci de la vérité », in Dits et écrits II, Quarto Gallimard, 2017, p. 1497.
[6] Ernst Cassirer, Essai sur l’homme, Minuit, Sens Commun, 1975, p. 43.
[7] Voir Pierre Vidal-Naquet, L’Atlantide, Petite histoire d’un mythe platonicien, Point Essais, 2007.
[8] « Muthos veut dire ‘parole, propos, récit’. Il ne s’oppose pas, tout d’abord, à logos, dont le sens premier est également ‘parole, discours’ avant de désigner l’explication et la raison. C’est seulement au Ve siècle, dans le cadre surtout de l’exposé philosophique ou de l’enquête historique, que muthos, en contraste avec logos, pourra se charger d’une nuance dépréciative (…) faute de s’appuyer sur une démonstration rigoureuse ou sur un témoignage incontestable. », Jean-Pierre Vernant, La Grèce ancienne, 1. Du mythe à la raison, Points, 2011, p. 10-11.
[9] « L’Atlantide et les nations », in La démocratie grecque vue d’ailleurs, Flammarion, 1990, p. 139-140.
[10] Timée, Critias, traduction inédite, introduction et notes par Luc Brisson, GF Flammarion, 2001 (5e éd.), p. 325.
[11] Michaël Lainé, L’ère de la post-vérité, Comment les algorithmes changent notre rapport à la réalité, La Découverte, 2025.
[12] « L’homme grec, spectateur et auditeur », Charles Segal, in L’homme Grec (sous la direction de Jean-Pierre Vernant), Seuil 1993, p. 311-312.
[13] Aussi, Cassirer rappelle que « la mythologie elle-même n’est pas seulement une masse informe de superstitions ou d’erreurs grossières ; elle n’est pas un simple chaos, mais possède une forme systématique ou conceptuelle », op. cit., p. 44.

