A Montpellier, Macron vient parler sécurité mais est interpellé sur la mixité


Tournée des "points chauds" en voiture banalisée, rencontre avec des policiers, bain de foule improvisés... Dans une visite à tiroirs digne des débuts du quinquennat, Emmanuel Macron est venu à Montpellier montrer son engagement pour une "sécurité du quotidien" mais a été aussi interpellé sur le manque de mixité dans un quartier difficile. Le chef de l'Etat a commencé par une visite lundi matin au commissariat central de Montpellier, pour discuter avec des policiers, leur promettant davantage de moyens. Tous ont témoigné de la hausse des violences, qu'elles viennent des trafiquants de drogue, de manifestants devenus bien plus agressifs “depuis les gilets jaunes”. Un autre sujet brûlant a été celui de la captation d’images. M. Macron avait lui-même dressé ce constat dimanche dans un entretien au Figaro, où il a défendu sa stratégie sécuritaire, qui s'annonce comme un enjeu clé de la présidentielle. En particulier, il a promis de tenir son objectif de 10.000 policiers supplémentaires d'ici à 2022, dont 50 de plus à Montpellier. Puis, le chef de l’Etat s’est rendu dans le quartier pauvre de la Mosson. Au-delà de la question des trafics, les résidents l'ont alerté sur le manque de mixité de ce "quartier de reconquête républicaine" (QRR), qui a accueilli de nombreux immigrés depuis sa création et dont 58% des 22.000 habitants vivent sous le seuil de pauvreté. Le Premier ministre Jean Castex doit prolonger mardi cette séquence sécuritaire en inaugurant le nouveau centre pénitentiaire de Lutterbach, dans le Haut-Rhin, alors que M. Macron a promis 15.000 nouvelles places d'ici à 2027.


AFP/Reuters



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