Après ses attaques, Erdogan critiqué en France de gauche à droite


Les attaques verbales contre le président E.Macron de son homologue turc R.T.Erdogan ont été vivement critiquées par les politiques français. A la suite de l'Elysée samedi soir, le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell, a dénoncé dimanche les propos "inacceptables" du président turc, qui avait mis en question "la santé mentale" de son homologue français en raison de son attitude envers les musulmans. M. Erdogan a, depuis, réitéré ses propos dans un nouveau discours dimanche.


Mme Le Pen a invité à se tourner vers l'Union européenne pour l'interroger sur sa "complaisance totale" envers la Turquie. Elle soutient que Ankara fait un "chantage" à la rétention des migrants présents sur son sol en échange de "milliards" versés par Bruxelles. "Un signal clair" serait "d'abord arrêter de leur verser de l'argent". Le député LR Eric Ciotti a jugé pour sa part que "cette Turquie n'a plus rien à faire dans l'OTAN et ne peut pas intégrer l'Union Européenne ! Il est temps de s'affirmer et d'être clair sur la scène internationale".


A gauche, le député LFI Adrien Quatennens a également condamné "fermement" les propos du président turc. "Je ne supporte pas qu'une puissance étrangère insulte le président de la République de mon pays, c'est inacceptable", a-t-il déclaré sur BFMTV. "Mais je mets aussi en garde M. Macron de ne pas surjouer l'indignation, parce que M. Macron, en Turquie a parfois été aux abonnés absents quand il le fallait, quand les opposants turcs étaient emprisonnés et que nous nous opposions à ce qui était en train de se passer".


L'eurodéputé LREM Stéphane Séjourné a enfin ironisé sur Twitter : "Une semaine après l'assassinat du professeur #SamuelPaty, le dictateur #Erdogan sort de son silence pour présenter ses condoléances... ah, non, pour insulter le Président français ! Mégalomane, intempestif, narcissique, dangereux et maintenant grossier, de pire en pire...".


Reuters/AFP

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