Biden plaide pour une approche pragmatique sur le difficile dossier nord-coréen


Le président américain Joe Biden a plaidé vendredi 21 mai pour une approche pragmatique face à la Corée du Nord, tout en reconnaissant que les négociations sur la dénucléarisation du régime reclus seraient extrêmement délicates. Annonçant avoir nommé le diplomate chevronné Sung Kim comme émissaire spécial, le président démocrate n'a pas exclu de rencontrer un jour le leader nord-coréen Kim Jong Un mais souligné qu'il ne le ferait pas sans engagements clairs de ce dernier. "Je ne lui offrirai pas une reconnaissance internationale sans contreparties", a-t-il insisté. Le président sud-coréen, qui avait été l'artisan de la médiation entre Pyongyang et Washington sous la présidence Trump, espère mettre à profit la dernière année de son mandat pour enfin arriver à une paix irréversible sur la péninsule. Vendredi, il a loué la volonté de dialogue de Washington. Mais comment faire revenir Pyongyang à la table des négociations? Le régime reclus a déjà dénoncé la diplomatie "hostile" et "fallacieuse" de la nouvelle administration. La Maison Blanche assure qu'elle veut s'appuyer, entre autres, sur la déclaration commune du sommet de Singapour en 2018. Ce bref document évoquait la "dénucléarisation complète de la péninsule coréenne", mais cette formulation vague avait donné lieu à des interprétations très différentes de la part des deux parties.


AFP