Biden sanctionne durement la Russie mais appelle Poutine à la "désescalade"


Contre-attaque et main tendue: Joe Biden a annoncé jeudi une série de sanctions financières sévères contre la Russie et l'expulsion de dix diplomates russes, suscitant l'ire de Moscou, mais a aussi renouvelé sa proposition de sommet avec Vladimir Poutine pour engager la "désescalade" des tensions.

Depuis son arrivée à la Maison Blanche, le nouveau président des Etats-Unis avait fait savoir qu'il mettait au point sa riposte contre une série d'actes imputés à Moscou, dont une cyberattaque géante et des ingérences dans les élections américaines de novembre.

Allant jusqu'à qualifier Vladimir Poutine de "tueur", Joe Biden promettait d'être nettement plus ferme que son prédécesseur Donald Trump, accusé de complaisance à l'égard du maître du Kremlin. Le président americain a signé un décret suivi de sanctions immédiates.

Il permettra aussi de punir à nouveau la Russie "si elle continue d'interférer dans notre démocratie", a-t-il mis en garde dans un discours solennel depuis la Maison Blanche. Il s'agit d'une des offensives les plus dures contre la Russie depuis l'expulsion de nombreux diplomates à la fin du mandat de Barack Obama.

"Un tel comportement agressif recevra une forte rebuffade. La réponse aux sanctions sera inévitable", a prévenu la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova. "Les Etats-Unis ne sont pas prêts à accepter la réalité objective d'un monde multipolaire qui exclut une hégémonie américaine et s'appuient sur la pression des sanctions et l'ingérence dans nos affaires intérieures".


AFP/Reuters