Birmanie: nouvelles manifestations, l'ONU divisée


La répression meurtrière se poursuit: au moins 55 personnes ont été tuées depuis le début de l'insurrection pacifique contre le coup d'Etat du 1er février qui a renversé le gouvernement civil d'Aung San Suu Kyi. Mais la mobilisation ne faiblit pas. A Loikaw (centre), des centaines de personnes, dont des enseignants en uniforme vert et blanc, ont brandi des panneaux appelant à la désobéissance civile.


Les appels à la grève ont un impact important sur certains secteurs de l'économie déjà très fragile du pays, avec des banques incapables de fonctionner, des hôpitaux fermés et des bureaux ministériels vides. Les médias d'Etat ont exhorté les fonctionnaires à reprendre le travail, faute de quoi "ils seront licenciés à partir du 8 mars".


Coupures d'internet, interpellations, recours à la force létale: les généraux putschistes sont déterminés à faire cesser le vent de fronde qui souffle sur le pays. Vendredi, un homme de 26 ans a été touché par un tir mortel dans le cou lors d'un rassemblement à Mandalay (centre), et une ONG a rapporté des raids contre des immeubles d'habitation et un hôpital à la frontière thaïlandaise.


Dans ce contexte, il semble peu probable que l'appel à "l'unité", lancé par l'émissaire des Nations unies pour la Birmanie Christine Schraner Burgener, soit entendu.


Reuters/AFP