C1: victorieux de Manchester United, le Paris SG peut continuer de rêver


Il a flotté comme un air de Lisbonne dans le Nord-Ouest de l'Angleterre. Le capitaine Marquinhos, deux fois buteur lors du "Final 8" portugais, a encore frappé au moment où ça comptait le plus. D'un but plein d'opportunisme (69e), le Brésilien a remis à l'endroit une équipe qui se dirigeait vers une énorme déconfiture si elle ne s'imposait pas. La suite a été une succession d'événements en sa faveur, avec la réussite qui la caractérisait en août: expulsion de Fred (70e), sortie en grimaçant de Marcus Rashford (74e), et surtout le 3-1 par Neymar (90e+1). La soirée avait commencé parfaitement pour le finaliste sortant, qui a monté le curseur à la hauteur de son statut. Intensité, discipline, efficacité, possession... Les hommes de Tuchel ont mis tout ce qu'il leur a été reproché de manquer ces dernières semaines. L'ouverture du score rapide de Neymar a récompensé leurs bonnes intentions (6e). Mais un fait de jeu a suffi à faire dérailler le TGV bleu et rouge. Le coup de tête de Fred sur Leandro Paredes (21e), qui a valu au Brésilien un carton jaune après consultation de l'arbitrage vidéo, a sonné le PSG, qui réclamait l'expulsion. Nerveux, privé du ballon, Paris s'est mis à reculer, au point que c'est son propre joueur, Danilo Pereira, qui a dévié dans le but le tir de Marcus Rashford (32e). Tout un symbole. Le but de Marquinhos a constitué un nouveau coup de théâtre, mais définitif celui-ci. Le 3-1 de Neymar, après un contre, offre un score presque flatteur à une équipe qui a subi mais qui continue de respirer. Malmené après deux défaites lors des trois premières journées, critiqué pour son niveau de jeu décevant ces dernières semaines, dominé par les Anglais à Old Trafford, le PSG a résisté à toutes les tempêtes pour continuer à rêver. S'il flotte encore dans son costume de vice-champion d'Europe, il devrait encore l'étrenner ce printemps.


Reuters/AFP



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