Camille Thomas, la violoncelliste qui réveille les musées confinés


Les vidéos d'elle jouant de son violoncelle sur un toit de Paris ont fait le tour du monde en mars. Pour le deuxième confinement, Camille Thomas réveille musées et monuments vides, de Versailles à l'Institut du Monde Arabe.


Depuis juin, elle est entrée en contact avec des musées encore vides pour y jouer, un projet qu'elle poursuit avec le deuxième confinement. Un ami, le cinéaste Martin Mirabel, la filme au Musée des Arts Décoratifs, une vidéo qui a déjà été vue plus de 15.000 fois depuis le 30 octobre et où on la voit jouer le célèbre air d'opéra de Donizetti "Una furtiva lagrima" adapté pour violoncelle. Elle compte faire au total neuf vidéos filmées à l'Institut du Monde Arabe, à Versailles, au musée Nissim de Camondo, à la grande galerie de l'Evolution au Jardin des Plantes, au Palais Garnier et aux musées Rodin et d'Orsay.


Au premier confinement, les vidéos, vues par plus de quatre millions de personnes sur les réseaux sociaux, lui ont permis de garder le lien avec le public. Camille Thomas n'a pas attendu cette année pour se faire connaître du milieu musical.


Initiée au violoncelle dès l'âge de quatre ans, elle a étudié à Paris dans des classes à horaires aménagés jusqu'à l'âge de 17 ans puis en Allemagne pendant dix ans. Nommée aux Victoires de la Musique classique en 2014 comme révélation soliste instrumental, lauréate de plusieurs prix, elle signe un contrat chez Deutsche Grammophon, devenant ainsi la première femme violoncelliste à signer pour la prestigieuse maison de disques.


En partenariat avec l'Unicef, auquel une partie des bénéfices seront versés, elle a sorti cette année son deuxième album chez DG, "Voice of Hope", qui comprend des airs d'opéra, des lamentations et le premier enregistrement mondial d'un concerto du pianiste et compositeur turc Fazil Say.


Reuters/AFP

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