Ce que l'on sait du bombardement turc d'un camp de réfugiés en Irak !


Trois civils sont morts dans un bombardement par la Turquie d'un jardin d'enfants dans un camp de réfugiés en Irak, tenu par le PKK. Aucun enfant n'a été tué. Ankara accuse l'Irak d'inaction et assure n'avoir pas d'autre choix que de mener elle-même sa guerre - sur le sol irakien - contre le Parti des travailleurs kurdes (PKK), groupe rebelle de Turquie qu'elle qualifie de "terroriste", comme ses alliés occidentaux. Quelques heures avant ce bombardement, une embuscade du PKK avait fait cinq morts dans les rangs des peshmergas, les combattants du Kurdistan irakien, grand allié d'Ankara. En début de semaine, le président turc avait évoqué le camp de Makhmour, sur le territoire irakien hors Kurdistan, à 250 km au sud de la frontière turque, où Ankara accuse régulièrement le PKK de faire la loi. Il l'a comparé aux monts Qandil, sur la frontière orientale de l'Irak, la plus grande base du PKK, qui livre depuis 1984 une sanglante guérilla sur le sol turc ayant fait plus de 40 000 morts. Bagdad, qui a déjà perdu deux haut gradés dans des tirs de drones turcs, dénonce régulièrement des violations de sa souveraineté alors que la Turquie a de facto installé une dizaine de bases militaires depuis 25 ans au Kurdistan irakien. Bagdad a à plusieurs reprises convoqué l'ambassadeur turc mais n'a jamais pris de mesure plus radicale contre Ankara, l'un de ses premiers partenaires commerciaux.


AFP