Ce que révèle l'enquête de Navalny sur le "palais de Poutine"


Du luxe à tous les étages, des vignobles, un casino, une chambre à coucher de 260 mètres carrés et même... un porte-papier toilette à plus de 1000 euros. On en sait désormais plus sur le palais supposé appartenir au président russe Vladimir Poutine sur les rives de la Mer noire. À la manoeuvre, l'inévitable militant anti-corruption Alexeï Navalny empoisonné à la fin de l'été puis incarcéré à son retour en Russie, dimanche, après sa convalescence en Allemagne. Ce dernier a mis en ligne mardi un site internet dédié à l'établissement et aux secrets qui l'entourent. Accompagnée d'une vidéo de près de deux heures qui affiche déjà plus de 21 millions de vues sur YouTube, son enquête extrêmement détaillée est conclue par un appel aux Russes à manifester samedi contre le pouvoir, réitérant l'invitation à "descendre dans la rue" faite la veille par Alexeï Navalny et son équipe. Une ligne maintenue par le pouvoir depuis 2010, date à laquelle le scandale avait éclaté une première fois, suite à une lettre de l'homme d'affaires Sergey Kolesnikov au président de l'époque Medvedev, dans laquelle il décrivait la naissance du palais et demandait à mettre fin à la corruption. Une vaste investigation de l'agence Reuters, quatre ans plus tard, avait fait le lien entre le financement de cette "datcha" et le détournement de fonds normalement consacrés à des dépenses de santé. Des éléments repris par Navalny dans sa démonstration. Le palais a été financé, selon l'opposant, par des proches du président russe, comme le patron du géant pétrolier Rosneft, Igor Setchine et l'homme d'affaires Guennadi Timtchenko. Le documentaire met en lumière de nombreux liens tissés par le président lorsqu'il était encore au KGB, détaché à Dresde (Allemagne), dès 1987.


Reuters/AFP


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