Centrafrique: des Casques bleus déployés, l'ONU appelle au calme


Une offensive surprise de groupes armés dans l'ouest de la Centrafrique a contraint les Nations unies à déployer des Casques bleus vendredi 18 décembre, dénonçant "une tentative délibérée de perturber les élections" présidentielle et législatives du 27 décembre. La Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca) a déployé ce vendredi des forces à Bossemptélé et à Bossembélé, deux localités de la préfecture de l'Ombella-M'Poko cibles d'attaques (menées) par des éléments armés du 3R, du MPC et des anti-Balaka.


Ces trois des plus importants groupes armés qui occupent deux tiers de la Centrafrique ont menacé de s'en prendre au pouvoir du président Faustin Archange Touadéra si ce dernier organise des fraudes, comme ils l'en accusent, pour obtenir un second mandat. Les tensions sont très vives en Centrafrique, où le régime du président Touadera a accusé mercredi 16 décembre l'ancien président François Bozizé, exclu du scrutin par la cour constitutionnelle, de préparer un "plan de déstabilisation du pays" alors que l'opposition craint des fraudes massives aux élections.


La Centrafrique a été ravagée par la guerre civile après qu'une coalition de groupes armés à dominante musulmane, la Séléka, a renversé le régime du général Bozizé en 2013. Les affrontements entre Séléka et milices chrétiennes et animistes "anti-balaka" avaient fait des milliers de morts.


Depuis 2018, la guerre a évolué en un conflit de basse intensité, où les groupes armés se disputent le contrôle des ressources du pays, bétail et minerai principalement, tout en perpétrant régulièrement des exactions contre les populations civiles.


Reuters/AFP

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