Cinéma : Il était une fois en Amérique


C'est au soir de sa vie, que le grand réalisateur de Western Spaghetti Sergio Leone réalise une fresque d'une dimension presque posthume : son film culte "Il était une fois en Amérique" projeté sur le grand écran en 1984. Ce film, le réalisateur italien l'a envisagé pendant plus de 10 ans, comme un vieux rêve, qu'il a repensé et repensé dans son esprit.


Loin des films de gangsters classiques, "Il était une fois en Amérique", se plonge au cœur de la misère des quartiers juifs de New York, sur fond de contexte de prohibition, pour narrer l'histoire d'une bande de gosses avides de réussites et dont les destins finiront par se séparer. Le film mêle, presque de façon déroutante, les époques (années 1920-30's et 1960's) et les sentiments parfois incompris des protagonistes, mais ne perd jamais le fil conducteur de l'intrigue pour autant. Bien plus qu'un film de gangster, ce film-testament se révèle être un roman sur l'amour, la loyauté, l'orgueil, l'amitié, l'ambition, et la trahison, le tout bousculé par une violence et une folie inouïes, mais si propres à l'humain...


Le personnage principal "Noodle's", incarné par le fabuleux Robert De Niro, est suivi dans une vie en triptyque, de l'enfance misérable d'un Brooklyn sale et dangereux, en passant par une gloire amère, jusqu'à une vieillesse aigrie et pleine de questions. Le film est une "madeleine de Proust", qui rappelle le spectateur à son enfance, et que le temps qui passe, le plongeant alors dans une nostalgie insoutenable. "Il était une foi en Amérique", porte un titre évocateur puisque cette fresque de plus de 2h relate "l'american dream" dans une Amérique décadente, en rappelant humblement que rien n'est acquis dans la vie, et le tout sous la musique du grand Ennio Morricone.

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