Comment allier liberté et engagement ?


Dans la société actuelle, il est constaté que l’engagement, dans tous les domaines (y compris relationnel), se fait rare et compliqué. Les générations grandissantes se marquent de plus en plus par un refus de choisir et une impossibilité de s’engager, très souvent au nom de leur liberté individuelle. Promouvoir une liberté aveuglément a-t-il vraiment un sens ? Engagement et liberté doivent-ils nécessairement s’exclure l’un l’autre ? La liberté se conçoit différemment selon les philosophes. Pour Sartre, la liberté n’est pas un choix. Ce n’est pas non plus quelque chose qu’il est possible de posséder. Tout individu est jeté au monde et doit prendre en charge cette liberté, qui l’excède pour une part. Cela ne veut pas dire qu’être libre va naturellement de soi, au contraire. La liberté sartrienne est constamment confrontée à elle-même et au réel. Dans tous nos choix, il nous faut consentir à nouveau à cette liberté, qui n’est jamais acquise.


Ainsi, liberté et engagement deviennent indissociables. Chaque liberté (c’est-à-dire chaque être humain) doit sans cesse assumer la situation dans laquelle il se trouve. Être libre, c’est s’engager pleinement dans chaque situation de notre vie. Dès lors, l’engagement ne se réduit plus à adhérer à certaines valeurs plutôt qu’à d’autres. Il ne s’agit pas tant d’être bon (dans le sens moral) que de s’engager dans une situation, de s’y mettre en jeu. Si l’existence précède l’essence, c’est parce qu’un individu ne peut se démettre de sa responsabilité par rapport à ce qu’il a à faire dans la situation où il se trouve. Quelle est votre opinion?


33 views

Inscrivez vous à notre newsletter

  • Facebook
  • Twitter

© 2020 par La Revue [DEMOS]

Informons avec le journal DEMOS sur les enjeux contemporains pour préserver le monde de demain