Comment contribuer actuellement à la lutte contre la précarité menstruelle en France ?


Le 21 décembre 2020, le compte Instagram My Better Self a publié un post contre la précarité menstruelle qui a fait polémique. Sa véracité, de par ses partenariats, l’impossibilité de savoir le nombre de partages ainsi que les profits que le compte génère par cette visibilité, ont été remis en question par les internautes mettant en lumière des moyens plus directs et moins mercantiles. En 2016, grâce à la mobilisation de collectifs féministes comme Georgette Sand, la TVA sur les protections périodiques est passée de 20% à 5,5%. Cependant certaines marques comme Nana n’ont pas baissé leurs prix. Au cours d’une vie, une femme dépense entre 8 000 et 23 000 euros pour se protéger. Beaucoup ont recours à des protections non adaptées pouvant entraîner des graves infections. Dans le monde, la précarité menstruelle touche 500 millions de femmes. En France, elles sont 1.7 millions à être concernées en 2019.


Des dons peuvent se faire directement auprès du Planning Familial, du Samu Social ou des Restos du Coeur. Cette contribution peut également se faire auprès d'accueils de jour, de foyers, de centres d'hébergement et d’établissements scolaires et universitaires. Pour faciliter ces collectes, on peut demander à son pharmacien ou son cabinet médical d’installer une boîte à dons. En tant qu’entreprise, on peut aussi faire des dons ou mettre en place un partenariat.


Au cours de l’année, des collectes sont régulièrement faites par des associations comme la Fondation des femmes, le raid élémentaire, ADSF, Safe Cocottes et Règles Élémentaires. D’autre part, l’aide peut être apportée en soutenant directement ces associations dans leur lutte pour le remboursement intégral des protections par l’Etat.


En 2020, l’Ecosse est devenue le premier et le seul pays au monde à avoir adopté la gratuité des protections périodiques. En France, le gouvernement n'est qu’au stade de l’expérimentation, réservé seulement à certains établissements. Avez-vous d’autres moyens à nous partager ?



Auteur: May

Rédacteur en chef: Claire Champenois

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