Comment est-ce que le Royaume-Uni prépare sa transition énergétique au Pays de Galles?


En Février 2017, le Crown Estate, chargé d’un portefeuille de plus de 9 milliards d’actifs immobiliers pour la Couronne Britannique, invitait les opérateurs de parcs éoliens offshore britanniques existants afin d’examiner leurs demandes d’extensions. RWE Renewables UK a réussi le pari de faire accepter le projet d’extension du parc éolien offshore gallois Gwynt y Môr, deuxième plus grand parc éolien offshore au monde après celui de Walney en Mer d’Irlande, nommé Awel Y Môr, qui, non sans poésie, signifie “brise de mer” en gaélique. Cette initiative illustre parfaitement le choix de la politique anglaise de se tourner vers une production plus verte, tout en réduisant son émission de gaz à effet de serre. Tamsyn Rowe, gestionnaire du projet d'extension, à déclaré le lundi 6 juillet dans Insider Media Limited : “Nous sommes maintenant ravis de travailler sur son projet jumeau, Awel y Môr, qui pourrait non seulement aider le Royaume-Uni à supprimer sa production de gaz à effet de serre, mais aussi aider à stimuler l'économie galloise.” Le premier ministre gallois, Mark Drakeford, ne manque pas de vanter ses mérites pour le pays : “Cette annonce rapproche le projet (de parc éolien offshore du Pays de Galles) de son développement, et de l’achèvement du potentiel en production d’énergie du site, ainsi que la création de plus d’emplois dans notre économie local”. De plus, le gouvernement a annoncé ne plus financer en subventions la construction des parcs éoliens onshore depuis d’avril 2016 ; la construction d’un parc éolien offshore en pleine mer semble donc de mise, même si son coût représente le double de la construction d’un parc terrestre. Les côtes galloises représentent donc un potentiel grandissant en termes d’exploitation d’énergie éolienne, assurant un terrain de choix pour le développement des énergies vertes britanniques.



Auteur: Anastasia Gilbert

Rédacteur en chef: Adil Hicham