Comment l’étude faite par l’Imperial College sur la taille des individus révèle des inégalités ?


En 2050, le monde sera peuplé de 9 à 10 milliards d’êtres humains. La question alimentaire reste donc une question cruciale pour les Nations Unies. Une étude publiée début novembre dans la revue “the Lancet” effectuée par des étudiants de “l’Imperial College” de Londres, exceptionnelle par sa durée (plus de 35 ans) et le nombre de pays qui ont participé (environ 200 pays), compare la taille des individus à travers les pays.


Cette enquête met de côté la théorie répandue qui voudrait que ce soit uniquement la génétique qui fasse que les individus soient plus ou moins grands selon les pays et montre les inégalités alimentaires dues à des problèmes de sous-alimentation ou de malnutrition. L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) considère même que la taille est gage de bonne santé des populations et notamment des enfants.


Ces travaux montrent un lien entre niveau de développement et taille des individus. Ils montrent d’abord des courbes de taille qui restent relativement homogènes jusqu’à 5 ans, et c’est ensuite que les écarts se creusent. En effet, à 19 ans, la moyenne de taille chez les garçons aux Pays Bas est de 183,2 cm pour seulement 160 cm au Timor Oriental, soit 23 cm de différence.


Des pays émergents comme la Chine ont observé une augmentation importante de la taille de leur population en 30 ans. Pour les Chinoises, on constate une augmentation de 6,1 cm pour atteindre une taille de 163,5 cm pour les femmes de 19 ans, pour les Chinois, on va même jusqu’à 8,1 cm de plus pour une moyenne de 175,7 cm.


Le but de cette enquête n’est pas de mettre le facteur génétique totalement de côté mais de relativiser son influence, surtout sur une période aussi courte. L’alimentation reste un défi colossal pour les années qui viennent. 1 enfant sur 4 souffre encore de retard de croissance dû à la malnutrition.


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Auteur: Antoine Djouaber

Rédacteur en chef: Hugo Buton