Comment l'explosion du port de Beyrouth affecte-t-elle aujourd’hui le secteur culturel libanais ?


Il y a un an, le musée Sursock de Beyrouth accueillait une exposition d’œuvres de Pablo Picasso. Mais depuis le 4 août 2020, ce haut lieu de culture est en partie détruit, soufflé par l’explosion de nitrates d'ammonium stockés dans un entrepôt du port de la ville. Cet événement fragilise encore davantage le secteur culturel libanais, et s’ajoute à la crise économique et à la pandémie de Covid-19.


640 édifices classés monuments historiques se retrouvent fortement endommagés à la suite de la déflagration, voire sur le point de s’effondrer. L’UNESCO chiffre à 500 milliards de dollars les coûts de réparation et de relance du secteur culturel beyrouthin. Certains craignent que ces bâtiments ne soient rachetés puis rasés pour en faire des immeubles, faute de moyens pour les restaurer.