Comment l'Union Européenne décline-t-elle sa stratégie de politique sécuritaire en Mer Méditerranée?


L’opération navale européenne IRINI joue le rôle de force de police depuis le 31 mars 2020 et assure l’embargo des armes contre la Libye. Mais l’UE ne se limite pas à des missions militaires pour aborder les questions sécuritaires en Méditerranée. Missions de formation et fonds d’aides sont d’autant d’autres outils.


Les enjeux sécuritaires concernent l’immigration, l’énergie, le commerce, le terrorisme et sont tous liés. L’UE, comme acteur méditerranéen, développe des stratégies englobantes, cherchant à combattre et à atténuer les risques sécuritaires à leurs sources.


Au Sahel, au Maghreb et en Méditerranée, l’UE est présente militairement et civilement. L’UE participe à hauteur de 455 millions d’euros à des projets d’aides en faveur des migrants en Libye, participe à hauteur de 189.4 millions d’euros à des projets d’aide humanitaire au Sahel, et mène à plusieurs missions auxquelles participent des membres des forces armées européennes: EUBAM Libye, EUTM Mali, EUCAP Mali et Niger, tentant ainsi d’améliorer la situation sécuritaire: contrer les flux criminels; gérer les flux migratoires.


Toutefois, des événements dramatiques mettent à mal l’image de l’UE et de ses engagements. Les manques de respect des droits humains par les forces de sécurité libyennes envers les migrants, ainsi que les récentes attaques terroristes en France et en Autriche remettent en cause l’efficacité de ces engagements.


Il est probable qu’une approche plus ferme et plus interventionniste voit le jour. A l’image de la force Takuba, initiée par la France pour pallier aux défauts de Barkhane, de nouvelles initiatives par certains Etats pourraient voir le jour.


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Auteur: Maxime Sierro

Rédacteur en chef: Colleen