Comment l'Union européenne tente-t-elle de lutter contre le développement des fake news ?


L’Union européenne (UE) a commencé sa lutte contre les fake news en 2015 à la suite de l’annexion de la Crimée par la Russie en 2014. Craignant par la suite une puissante vague d’infox lors des élections européennes de mai 2019, elle a développé son programme afin de contrer cette désinformation, principalement russe. L’objectif pour ces forces extérieures étant d’influencer en leur faveur les choix démocratiques des citoyens européens. Conjointement avec le Service européen pour l’action extérieure, les institutions européennes et les États membres, la Commission européenne a proposé un « Plan d’action contre la désinformation » en décembre 2018 qui a ensuite été adopté en mars 2019. Il repose sur quatre piliers : détecter les fake news, renforcer les réponses conjointes à la désinformation, mobiliser les secteur privés et améliorer la résilience de la société. Concernant le troisième pilier, des plateformes en ligne comme Facebook, Twitter et Google ont signé le « Code de bonnes pratiques contre la désinformation » en octobre 2018.


En pleine pandémie de Covid-19, des rumeurs involontairement diffusées sur les réseaux ou obéissant à un objectif politique ont massivement touché l’UE. Dans une vidéo datant du 31 juin 2020, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, s’est dite très inquiète de la propagation de ces fake news jugées dangereuses. Elle en appelle à un travail plus poussé des plateformes en ligne « qui facilitent l’accès aux sources officielles [...] et suppriment les contenus préjudiciables » et informe les citoyens de l’existence d’une plateforme de fact-checking dédiée au coronavirus sur le site de l’UE. L’UE souhaite donc sensibiliser ses citoyens aux fausses informations afin qu’ils les repèrent et développent un esprit critique. Fin mars a lieu la Semaine européenne de l’éducation aux médias qui permet de prendre conscience des initiatives nationales et régionales déjà existantes.

Auteur: Célia C. Rédacteur en chef: Paul Giudicelli