Comment la France et l'OMS se donnent les moyens d’aboutir à l'éradication de l'hépatite C en 2030?


L’hépatite C est un virus qui touche le foie et se transmet par voie sanguine. Selon les données de l’OMS, on estime que 71 millions de personnes sont porteurs chroniques (133 000 en France, dont 75 000 ignorant leur séropositivité). Le plus souvent, en l’absence de traitement, cette maladie devient chronique et peut évoluer vers un cancer du foie (20%). Depuis 2015, un nouveau traitement, quasiment dépourvu d’effet indésirable, permet d’atteindre 97% de guérison.

La problématique principale réside dans la détection des personnes séropositives sans le savoir, souvent asymptomatiques. Cela implique d’aller à la rencontre d’un public généralement vulnérable et parfois exclu du système de santé. Depuis juin 2019, la France s'est engagée dans une politique de dépistage élargie de façon à repérer les personnes qui s’ignorent, notamment grâce aux tests de diagnostic rapides (TROD) qui permettent un diagnostic immédiat. L’objectif est de privilégier le dépistage en ciblant les personnes éloignées des systèmes de soin (usagers de drogues, personnes en grande précarité). Il est recommandé de faire au moins un test une fois dans sa vie en l’absence de facteur de risque.


Malgré un coût économique immédiat important, le dépistage et le traitement des populations à risque sont sources d’économies et d’amélioration de la qualité de vie à long terme (réduction des comorbidités et des risque de cirrhose ou cancer). Améliorant au passage des symptômes comme l’intensité de certaines addictions, ou la fatigue chronique. Et pour en simplifier l'accès, la prescription du traitement a été élargie à l’ensemble des médecins (restreinte auparavant).


Toutefois, des limites subsistent quant à l’insuffisance des moyens (financiers, et humains) pour aller au contact des populations les plus vulnérables et isolées.



Auteur: Jean-F L

Rédacteur en chef: Pierre B

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