Comment la France tente-t-elle de rattraper son retard dans la prise en charge de l’autisme ?


À l'occasion de la journée mondiale de sensibilisation à l'autisme le 2 Avril 2021, Emmanuel Macron a visité une plateforme de dépistage et de suivi pour autistes à Grenoble. Il en a profité pour dresser un premier bilan de la stratégie nationale de l’autisme, lancée en 2018 par le gouvernement, reconnaissant que la France avait encore d’importants progrès à faire pour rattraper son retard face à ce handicap, notamment dans son repérage dès le plus jeune âge. En France, 700 000 personnes sont atteintes d’un Trouble du Spectre Autistique (TSA). Cependant, seuls 10% des cas seraient décelés et à un âge moyen toujours trop tardif : entre 4 et 5 ans. La raison de ces difficultés de diagnostic résulte de plusieurs facteurs : le manque de recherche, l’insuffisance de structures dédiées et des frais médicaux non remboursés.

Afin d’améliorer la prise en charge des personnes autistes, la stratégie nationale de l’autisme 2018-2022, a pris cinq engagements phares: approfondir la recherche, intervenir plus précocement dans le diagnostic, accroître la scolarisation, reconnaître la citoyenneté des adultes autistes et soutenir les familles ayant à charge des proches autistes. Les principaux succès de cette stratégie ont été constatés par le gouvernement : une grille d’analyse simple et unique a été créée pour détecter la différence de développement chez l’enfant, 41 000 élèves autistes sont désormais scolarisés en milieu ordinaire et une aide publique de 120 millions d’euros a été apportée pour les frais médicaux non remboursés. Pour pallier les difficultés d’intégration sociale des personnes autistes, certaines entreprises ont mis en place des actions. Carrefour a, par exemple, instauré une heure silencieuse hebdomadaire dans ses magasins tous les lundis pour leur permettre de faire leurs courses dans un cadre serein.

Auteur: Clémence Giraud Rédacteur en chef: Damien L

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