Comment la pandémie de Covid-19 aggrave-t-elle la crise politique du Liban?


Une classe politique discréditée, une situation économique dégradée, une influence importante d’acteurs extérieurs, le Liban est le pays des crises. La pandémie de Covid-19 n’a contribué qu’à aggraver ses problèmes et à provoquer d’importants mouvements de contestation.


La crise sanitaire au Liban a été caractérisée par la mise en place d’un confinement très strict, pendant 26 jours, empêchant la population d’aller faire ses courses, de sortir pour travailler ou de promener son animal domestique. Cela a engendré des pénuries alimentaires, une difficulté grandissante d’accès aux produits basiques et un système sanitaire au bord de la déroute.


Le 4 août 2020 apparaît comme un tournant dans l'histoire récente du pays. Suite à l’explosion d’une installation chimique du port de Beyrouth, le Liban vit dans une paralysie institutionnelle marquée par la dépréciation de la monnaie locale et une inflation de l’ordre de 120%. Des conséquences qui se sont accentuées au fur et à mesure du temps en provoquant une énorme crise économique qui complique l’accès à des produits tels que l’essence ou certaines denrées alimentaires. Cela a une grande influence dans la psychologie collective et donne lieu à des files d’attente interminables dans les stations-service, où l’essence est distribuée “dans des gallons”.


La dégradation de la situation au Liban semble interminable : le vendredi 14 mai 2021, deux centrales électriques louées par l’Etat, et fournissant 25% de l’électricité du pays, ont cessé leur production, plongeant le pays dans un “black-out” en raison d’impayés de la part de l’Etat.


Depuis le soulèvement de 2019, suite à la mise en place de la “taxe WhatsApp” - un impôt sur les appels via l’application - la contestation n’a cessé de croître et le pays ne parvient pas à régler sa crise politique. Mais existe-il une solution pour le Liban ?

Auteur: Paul F Rédacteur en chef: Cyriaque