Comment la sortie des Britanniques de l’UE impacte-t-elle les flux migratoires intra-européens?


Depuis le 1er janvier 2021, le Royaume-Uni ne fait officiellement plus partie de l’UE. Malgré les accords déjà négociés, un sujet semble laissé pour compte : l’immigration.


L’une des conséquences du Brexit est la sortie des Britanniques du règlement Dublin III. Ce règlement européen permettait à un adulte de demander l’asile au Royaume-Uni si son conjoint ou ses enfants y vivaient, ce qui n’est dorénavant possible que si le membre de la famille immigré a le statut de réfugié ou la protection subsidiaire. La réunification familiale pour les mineurs se complique aussi : un regroupement n’est envisageable que si l’un des deux parents est sur le sol britannique. Ces mesures restaient l’une des seules voies légales pour rejoindre le Royaume-Uni, et le Brexit n’offre pas d’autres alternatives que la criminalité et les passeurs, qui ont mis en avant la “menace Brexit” durant le mois de décembre pour faire passer lucrativement le plus d’exilés possibles.


Les contrôles à la frontière renforcés par le Brexit viennent indirectement impacter les flux humains. Par exemple, les passages qui se faisaient par les camions de marchandises sont devenus quasiment impossible suite au renforcement des douanes. D’après les associations humanitaires sur place, ce renforcement de la frontière ne ferait que rendre la traversée plus meurtrière, sans pour autant décourager les exilés de tenter ce périple.


Si le Brexit n’a pas changé en profondeur les textes sur l’immigration, il aura des conséquences directes sur le nombre de tentatives de traversées de la Manche, déjà 4 fois plus important en 2020 qu’en 2019. Quelle part de responsabilité le Royaume-Uni devrait-il prendre dans la crise migratoire?



Auteur: Gabrielle M

Rédacteur en chef: Colleen