Comment les confinements dus à la crise sanitaire ont-ils entraîné une hausse du taux de lecture ?


Qualifiées de commerces non essentiels, les librairies françaises ont été contraintes de fermer leur porte durant le premier confinement.


Après avoir terminé les derniers livres de leur bibliothèque, les lecteurs ont adopté plusieurs comportements. Les adeptes de livres physiques se sont tournés vers des ouvrages appréciés par le passé. Les lecteurs de livres numériques (14%) et les auditeurs de livres audios (15%) ont quant à eux intensifié leur consommation.


En avril 2020, 8 millions de salariés du secteur privé étaient au chômage partiel, soit un sur trois, et la majorité des étudiants étaient confinés à domicile, de sorte que le temps consacré à la lecture s’est accru. Selon un sondage réalisé par Odoxa les 10 et 11 décembre 2020 pour le Syndicat national de l’édition, 33% d'entre eux ont lu davantage qu’en temps normal pendant les confinements. Ce taux s’élève à 42% chez les 18-24 ans. Les sondés expliquent leur attrait pour la lecture par la volonté de lutter contre l'ennui (43%), de se déconnecter de l’actualité (33%) et de limiter le temps passé sur les réseaux sociaux ou internet (31%).


La crise sanitaire s’est ressentie sur les genres littéraires consommés. À cet égard, la dystopie progresse. Récit fictif dépeignant une société dans laquelle le bonheur et le libre arbitre de chacun sont inexistants, la dystopie décrit un monde où les dirigeants exercent une autorité absolue. Le succès déjà incontestable des ouvrages de Margaret Atwood, Albert Camus, Ray Bradbury et Aldous Huxley a été décuplé.


Malgré la fermeture des établissements, les libraires ont dispensé leurs conseils avertis. Les professionnels se sont adaptés à la crise, en recommandant à leurs lecteurs sur leurs sites internet un certain nombre d'ouvrages à découvrir pendant les confinements. Accompagnés dans leur lecture, les Français ont ainsi développé leur pratique.


Auteur: Papillon farceur Rédacteur en chef: Théo Rossi


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