Comment s’intègrent les dernières élections sénatoriales au contexte politique et sanitaire actuel ?


Le 27 septembre dernier, 87 000 grands électeurs ont voté pour le renouvellement de la moitié des membres du Sénat. Comme un mandat de sénateur équivaut à 6 ans, la moitié des sièges est soumise au vote des grands électeurs tous les 3 ans. Sur les 178 sièges concernés au départ, 6 (représentant la moitié des sièges accordés à l’outre-mer) n’ont pas pu être renouvelés en raison du contexte sanitaire. Pour ces derniers, le mandat a été prolongé d’1 an, et le mandat de leurs successeurs se verra raccourci d’1 an pour reprendre le rythme habituel. Les élections consulaires prévues en mai ayant été annulées, c’est tout le corps électoral des sénateurs d’outre-mer qui n’a pas été renouvelé ; une première conséquence de la crise sanitaire sur l’agenda électoral français. Concernant les résultats du scrutin, ceux-ci ont répondu aux prévisions, avec une nette victoire de la droite (LR) et du centre (Union Centriste) qui accentuent leur majorité en glanant près de 10 sièges supplémentaires. Le parti présidentiel ne sort du scrutin qu’avec un total de 23 sièges, ce qui ne constitue pas un nombre suffisant pour diriger les débats au palais du Luxembourg. Le dernier enseignement majeur de ces élections est le retour du groupe écologiste au Sénat, qui passe de 6 à 11 sièges et suit sa progression après ses bons résultats aux dernières municipales. Une croissance qui déteint sur le parti de l'opposition principal, "Socialiste, Écologiste et Républicain", qui perd 6 sièges. Ces élections confirment l'élan écologiste d’une part, mais témoignent également d’un certain immobilisme compte tenu de la nette domination des partis de droite.



Auteur: Paul C.

Rédacteur en chef: Pierre B.

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