Comment se traduit la militarisation de l’Espace par les puissances et quels sont ses objectifs ?


Le 20 décembre 2019, Donald Trump, alors Président des États-Unis, crée l’United States Space Force (Force Spatiale des États-Unis) venant ainsi compléter la liste des forces spatiales déjà existantes : France, Russie et Chine. Depuis le 4 Octobre 1957, date de lancement du premier satellite artificiel Spoutnik 1 par l’URSS, vient s’ajouter une nouvelle région au répertoire des zones de conflits : l’Espace.


D'abord les USA et l’URSS (qui laissera sa place à la Russie), puis les puissances Européennes et la Chine et bon nombre d’autres pays, le marché de l’espace s’est densifié. À ceux-ci s’ajoutent le secteur privé. Tous ces acteurs se disputent aujourd’hui le droit d’occuper et de contrôler une portion de l’espace, pouvant créer des tensions voire provoquer des conflits. Le traité de l’espace de 1967, établissant les principes de non-appropriation des ressources stellaires et d’interdiction des armes de destruction massive, est un des remparts pour la régulation de l’espace extra-atmosphérique.


Les principaux outils de cette militarisation ont la forme de satellites. Télécommunication, reconnaissance, surveillance, navigation ou encore antisatellite (officiellement interdit) sont autant de catégories que l’on peut attribuer à ces engins. On peut notamment citer YODA pour la France, un projet de satellites de surveillance pour prévenir toute tentative d’espionnage ou manœuvre hostile envers d’autres satellites Français, ou encore la classe GPS, satellites de navigation Américains auxquels fut ajouté l’usage civil à l’usage militaire.


Il n’y a aujourd’hui aucune arme de destruction à bord de ces satellites mais il n’est pas impossible que les traités évoluent ou soient rompus. La première course à l’espace eut pour contexte la guerre froide. Nous sommes, depuis un peu plus d’une dizaine d’années, entrés dans sa deuxième itération qui verra le premier humain se poser sur Mars. Quel en sera le contexte ?


Auteur: Yann A.

Rédacteur en chef: Hugo Buton.