Comprendre : l’amour selon Vladimir Jankélévitch


Vladimir Jankélévitch est un philosophe Français du 20ème siècle, étudiant de l’École Normale Supérieure, reçu premier à l’agrégation, correspondant d’Henri Bergson, engagé dans la Résistance et professeur à la Sorbonne. Connu pour avoir conceptualisé ce « je-ne-sais-quoi » et ce « presque-rien », qui nous a pourtant tant apporté, Jankélévitch, c’est toutes ces histoires, mais c’est aussi, et surtout, celle de l’amour. C’est un thème qui revient sans cesse dans son œuvre, parfois en filigranes, tantôt enfoui, tantôt clair : l’amour, source de vie des vertus, est de l’ordre du don. Quand on aime, on ne peut espérer une réciprocité, explique Jankélévitch avec « Aimer pour aimer ». Cette idée, primitive et absolue dans l’œuvre du philosophe, est au cœur de la toile qu’il tissera tout au long de sa vie.


« Il faut aimer avec l’âme toute entière comme il faut philosopher avec l’âme toute entière ». L’amour originel, non pas celui du quotidien dont la jalousie, l’envie, la colère en établissent les fondations, mais l’amour ontologique, l’amour qui nous décide, lui, déclenche et nourri nos vertus. Il est l’élan originel sans lequel ni amitié, ni sincérité, ni vérité ne pourrait exister. L’ « amour est plus vrai que la vérité », nous confie l’auteur du Traité des Vertus : « je t’aime parce que je t’aime ».


Ainsi, Jankélévitch dresse une véritable métaphysique de l’amour, qui nous semble parfois si complexe mais que nous comprenons tous et toutes : il n’est pas nécessaire de lire un essai sur l’amour pour comprendre que l’on aime. On le sait, on le sent. Il nous invite donc à renouer avec cette intuition première pour que puisse naître la charité, mais aussi le courage, l’amitié, …


Enfin, « L’amour est à la fois cause efficiente et cause finale de l’amour », dit Jankélévitch.

- « Mais pourquoi l’aimes-tu ? » - « Parce que »

Et vous, quelle est votre opinion?


125 views

Inscrivez vous à notre newsletter

  • Facebook
  • Twitter

© 2020 par La Revue [DEMOS]

Informons avec le journal DEMOS sur les enjeux contemporains pour préserver le monde de demain