Couche-Tard et Carrefour: pour Paris, c'est définitivement "non"


Cette fois, c'est sans appel: le gouvernement français oppose un veto "clair et définitif" au rapprochement proposé par le canadien Couche-Tard au géant français Carrefour, au grand dam des milieux d'affaires et de ceux qui appellent à la consolidation du secteur. "Ma position, c'est un non courtois, mais clair et définitif": le ministre de l'Economie français, Bruno Le Maire, a douché vendredi 15 janvier 2021 les espoirs des partisans du "rapprochement" envisagé par Couche-Tard et Carrefour, expliquant sur BFMTV et RMC que "la sécurité alimentaire n'a pas de prix" et qu'"on ne cède pas l'un des grands distributeurs français".


Une prise de position d'autant plus dissuasive que le gouvernement a le pouvoir de bloquer les opérations de rachat dans l'industrie agroalimentaire, via la réglementation sur le contrôle des investissements étrangers.


Selon le quotidien Les Echos, Couche-Tard a évoqué dans les premières discussions un investissement de 3 milliards d'euros sur cinq ans pour favoriser le développement de Carrefour, un chiffre confirmé à l'AFP par un connaisseur du dossier.


Le veto du gouvernement a en tout cas fait retomber son cours de Bourse dans le rouge, à 16,44 euros vers 11h30 françaises vendredi 15 janvier 2021, après avoir clôturé à plus de 17 euros euros mercredi 14 janvier 2021. Il reste malgré tout plus élevé qu'avant l'annonce choc de "discussions très préliminaires" entre les deux distributeurs.


Reuters/AFP

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