Covid-19: les chats et les chiens doivent-ils craindre le variant britannique ?


Le variant B.1.1.7 a été détecté chez des chiens et des chats aux Etats-Unis et au Royaume-Uni.Les animaux de compagnie doivent-ils craindre les variants du Covid-19 ? Plusieurs animaux, domestiques ou non, ont contracté le virus depuis le début de la pandémie. En France, l'Ecole nationale vétérinaire de Toulouse l’a d'abord détecté en mai 2020 chez deux chats "fortement suspectés d'avoir contracté le Covid-19", comme c'était le cas dans d'autres pays. Les animaux domestiques recensés comme ayant été infectés étaient jusque-là peu symptomatiques ou asymptomatiques. Mais ces dernières semaines, plusieurs cas d'infections d'animaux de compagnie, chiens et chats, par des variants du Covid-19, ont été rapportés. Le 15 mars, des chercheurs américains ont annoncé avoir détécté le variant B.1.1.7 du Covid-19 venu d'Angleterre chez un chat et un chien du comté de Brazos, au Texas. Les deux animaux ont été testés mi-février, deux jours après que leur propriétaire a été diagnostiqué positif au SARS-CoV-2. Aucun ne démontrait des symptômes de maladie au moment du test, précise le communiqué de l'Université du Texas A&M. Ces tests ont été réalisés dans le cadre d'un programme de recherche mené par l'Université du Texas A&M sur les conséquences du Covid-19 sur les animaux domestiques vivant dans des foyers contaminés. Pour les scientifiques, la découverte du variant B.1.1.7 "renforce l'importance d'avoir des procédures en place pour surveiller le génome viral SARS-CoV-2 tandis qu'il traverse les barrières inter-espèces, afin de donner aux spécialistes à la fois une vision des choses et le temps d'étudier de potentiels nouveaux variants avant qu'ils ne se diffusent à travers la population animale ou humaine". Le variant britannique est présent dans 125 pays, dans les six régions du monde, selon le dernier rapport de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), l'agence sanitaire des Nations unies. Surtout, il "peut être associé à un risque accru d'hospitalisation, de gravité et de mortalité", constate l'OMS. D'où l'importance de voir s'il peut avoir des effets plus graves chez les animaux.


Reuters/AFP


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