Craintes d'une nouvelle escalade à Jérusalem après une nuit de violences


Après un appel à la retenue des Etats-Unis, la Russie et l'Union européenne ont exhorté Israéliens et Palestiniens à agir pour calmer la situation qualifiée par l'UE "d'explosive" à Jérusalem-Est, secteur palestinien occupé par Israël depuis 1967 puis annexé.


Suite aux émeutes un calme précaire régnait dans la journée dans la Ville sainte mais de nouvelles manifestations pourraient avoir lieu en soirée, après l'iftar, la rupture du jeûne durant le mois de ramadan. La police israélienne a indiqué dans un communiqué qu'elle allait contrôler les bus et empêcher l'arrivée à Jérusalem de passagers palestiniens voulant "participer à des émeutes violentes". Depuis des semaines, les tensions sont vives à Jérusalem mais aussi en Cisjordanie, autre territoire palestinien occupé par Israël, où les Palestiniens ont manifesté contre les restrictions d'accès imposées par Israël à certains secteurs durant le ramadan et la possible éviction de Palestiniens du quartier de Cheikh Jarrah au profit de colons israéliens. Le 7 mai, lors de la dernière grande prière hebdomadaire du ramadan, des dizaines de milliers de fidèles se sont rassemblés dans l'enceinte de l'esplanade des Mosquées, troisième lieu saint de l'islam, où ont éclaté les accrochages avec les policiers israéliens anti-émeute. Des images relayées sur les réseaux sociaux ont montré des policiers déferler sur l'esplanade et tirer des grenades assourdissantes dans les bâtiments, où des fidèles, dont des femmes et des enfants, priaient. Les affrontements sur l'esplanade des Mosquées sont les plus violents depuis ceux de 2017, quand Israël avait décidé de placer des détecteurs de métaux à l'entrée du site, avant d'y renoncer. Le Hamas a appelé les Palestiniens à rester sur l'esplanade jusqu'à jeudi, jour devant marquer la fin du ramadan. A Nazareth, dans le nord d'Israël, des dizaines d'Arabes israéliens ont manifesté samedi, brandissant des pancartes avec l'inscription "l'occupation est du terrorisme".


AFP