Débat : Faudrait-il rémunérer le don du sang/d’organes ?


Le don serait un acte gratuit, généreux et altruiste, qui n’amène à aucune contrepartie. Les analyses de l’anthropologue Marcel Mauss, dans son Essai sur le don (1923), ont remis en perspective cette idée : tout don est toujours inscrit dans des logiques sociales, appelant au contre-don, nuançant alors l’existence d’un pur altruisme. Dès lors, certains jugent souhaitable la rémunération du don.


Une multiplicité d’arguments existent dans cette perspective : par exemple, certains avancent le fait qu’aux Etats-Unis ou en Allemagne, rémunérer le don du sang a permis l’augmentation des dons, et ainsi de sauver plus de vies. D’autre part, le corps peut être posé comme propriété toute entière de l’individu, lui seul pouvant décider de le céder ou non, selon la contrepartie qu’il souhaite.


Face à ces arguments, d’autres soulignent l’impossibilité ou le désavantage d’une telle rémunération. Au plan juridiq