Débat : Faut-il devenir plus fort ?


L’homme peut, au cours de son évolution dans un milieu donné, être confronté à certaines difficultés matérielles ou psychologiques ; il s’agira alors pour lui de choisir entre rester au même niveau et demander de l’aide à ses congénères, ou devenir plus fort afin de résoudre ledit problème. C’est en partie cette problématique que soulève Friedrich Nietzsche dans plusieurs ouvrages, dont celui intitulé “Par-delà le bien et le mal”.

Cet auteur explique tout au long de son travail d’écriture que l’homme doit, pour s’élever au rang de surhomme, tendre vers l’amélioration individuelle perpétuelle. Il devrait alors constamment essayer d’améliorer voire de résoudre ses défauts tout en exacerbant ses qualités ; de même, il doit s’élever au-dessus de la Morale en se créant des valeurs dont il sait le bien-fondé juste.


Cependant, la force en son sens large implique certaines conséquences : il est possible comme en atteste Montesquieu, que “tout homme qui a du pouvoir est tenté d’en abuser” ; de même, il en résulte que les difficultés seront plus faciles à surmonter ; enfin, les autres membres du groupe social peuvent estimer le surhomme dangereux, en ce sens que le pouvoir attise l’envie des plus forts mais aussi et surtout la crainte et la haine des plus faibles.


Il se posera le dilemme cornélien suivant : doit-on rester faible, afin de demeurer dans le groupe social auquel on appartient et accepter de dépendre de lui, ou devenir toujours plus fort, surmonter les difficultés sans aide, au risque de se voir évincé du groupe ?


Afin de trouver la réponse à cette question, il conviendra de mettre en balance les intérêts qui sont vôtres avec ceux du groupe social : en effet, ne peut-il pas profiter de l’amélioration des membres qui le composent ?


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