Daniel Cordier, l'avant-dernier Compagnon de la Libération, est mort


Il ne reste plus qu'un Compagnon de la Libération encore vivant après le décès vendredi du centenaire Daniel Cordier, l'ancien secrétaire de Jean Moulin, à qui sera rendu un hommage national. A l'instar de nombreux responsables politiques de tous bords, Emmanuel Macron a salué la mémoire de Daniel Cordier, mort à l'âge de 100 ans et "dont la vie entière aura conjugué l'amour de la France et la passion de la liberté”. Il a annoncé qu'un hommage national lui serait rendu dans la cour des Invalides, probablement en fin de semaine prochaine. Né le 10 août 1920, Daniel Cordier a été l'un des tout premiers Français, à 19 ans, à rejoindre les Forces françaises libres à Londres. A l'été 1941, il est nommé au service "Action" du Bureau central de renseignements et d'action (BCRA), les services secrets des Forces françaises libres (FFL). Parachuté en France en 1942, il est embauché comme secrétaire par Jean Moulin à Lyon et reste au service de cette figure de la Résistance jusqu'à l'arrestation de ce dernier en juin 1943. Pourchassé par la Gestapo, il retourne en Angleterre et continue de travailler pour le BCRA. Marchand de tableaux d'art contemporain et galeriste réputé après la guerre, Daniel Cordier a donné des centaines d'oeuvres au Musée Georges-Pompidou. En 1983, il a publié une colossale biographie de Jean Moulin. Son décès suit de peu ceux de deux autres Compagnons: Pierre Simonet, mort le 6 novembre à l'âge de 99 ans, et Edgard Tupët-Thomet, décédé le 9 septembre à l'âge de 100 ans. Quelque 1.038 personnes, dont six femmes, se verront attribuer le titre de compagnon de la Libération, ainsi que 18 unités militaires et cinq communes françaises.


Reuters/AFP

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