Des infirmiers anesthésistes "en urgence vitale" manifestent


"On vous intube, ils nous entubent !": des centaines d'infirmiers anesthésistes sont descendus lundi dans les rues de plusieurs villes de France pour réclamer une reconnaissance de leur spécialité et des hausses de salaires, ont constaté des journalistes de l'AFP. Blouses bleues et vertes, masques sur le nez et tubes de réanimation sur la tête, une centaine d'infirmiers anesthésistes diplômés d'État (IADE) ont notamment manifesté devant l'Hôtel de ville de Bordeaux. Répondant à un appel à faire grève et à manifester de la CGT, ils défendent le savoir-faire de leur profession "avancé, transversal et polyvalent", qu'ils veulent voir à la fois "sanctuarisé" et revalorisé en termes de grille salariale, pour prendre en compte cinq années d'études. A Lille, ils étaient aussi une centaine (dont beaucoup d'étudiants) réunis autour d'un faux cercueil "Infirmiers anesthésistes, 1949-2021". Pour Arnaud Warot, infirmier anesthésiste à Douai et l'un des porte-parole du collectif régional, il est important de "faire remonter à l'exécutif l'épuisement et le sentiment de mépris et d'abandon de la profession". Plusieurs dizaines de personnes en blouse bleue étaient également rassemblées place du Capitole à Toulouse. "Nous, on vous intube. Véran, lui, nous entube" ou "IADE, un métier formidable, un statut fort minable", pouvait-on lire sur le dos de certaines manifestantes. Même lassitude à Lyon, où 300 soignants se sont regroupés devant l'agence régionale de santé (ARS), dont Agnès Moreau, venue réclamer "un statut de pratique avancée qui correspond plus à notre niveau d'études", évoquant "des responsabilités lourdes au bloc opératoire". A Rennes, entre 100 et 150 soignants, venus des quatre départements bretons, ont défilé en fin de matinée du CHU à l'agence régionale de santé (ARS), où une délégation a été reçue.



AFP


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