Diego Maradona, icône du football et de tous les excès


Avec l'Albiceleste, il fut champion du monde en 1986 à la tête d'une équipe qu'il porta à bout de bras jusqu'au sacre dans le stade Aztèque de Mexico. Personne n'a oublié le but illégal, sa fameuse "main de Dieu", qu'il marqua en quarts de finale contre l'Angleterre.


Ange ou démon? La polémique n'a jamais cessé. Un documentaire de 2019 sur sa vie s'intitulait ainsi: "Rebelle. Héros. Arnaqueur. Dieu". Le réalisateur, le Britannique Asif Kapadia, y racontait l'enfance du "Pibe de oro" (le gamin en or) des quartiers pauvres de Buenos Aires, sa ville natale, où il tomba petit dans le chaudron de la Bombonera, le stade de Boca Juniors, le club adoré des milieux populaires.


Il revenait aussi sur ses années tumultueuses à Naples, son second club européen - après un court passage (1982-84) à Barcelone gâché par une grave blessure. En Italie du Sud, il redonna la fierté à une ville dominée depuis toujours par les grands du Nord, en remportant deux fois le "scudetto" (1987-1990).Sur le terrain, Maradona était un phénomène, un dribbleur insaisissable qui mystifiait toutes les défenses du haut de ses 165 cm grâce à son incroyable habileté (les images de ses époustouflantes séries de jongles à l'échauffement sont restées célèbres sur internet).


L'un des buts qui résume le mieux son talent est celui qu'il marqua contre les Anglais, dans le même match que celui de la "main de Dieu": il passa en revue toute la défense en partant du milieu du terrain pour donner à l'Argentine une victoire hautement symbolique, quatre ans après la Guerre des Malouines.


Reuters/AFP

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