DMX, vedette torturée du hip-hop, meurt à 50 ans


DMX, de son vrai nom Earl Simmons, l'une des grandes figures du hip-hop de la fin des années 90 et début des années 2000, avec des tubes comme "X Gon' Give It To Ya" ou "Party Up", est mort vendredi à New York après une semaine d'hospitalisation due à un infarctus. Il avait 50 ans. Né à Baltimore le 18 décembre 1970, il avait grandi avec sa mère et ses frères et soeurs dans un HLM de la banlieue new-yorkaise de Yonkers, où il était fréquemment battu. "Je n'ai pas vraiment eu d'enfance", confiait-il au magazine Rolling Stone en 2000. "C'était toujours sombre et déprimant chez nous." Il acquiert une réputation d'enfant difficile, connu pour ses explosions de rage, et passe une bonne partie de sa jeunesse dans des maisons d'accueil. Dès l'âge de 14 ans, il enchaîne les séjours en prison, commettant notamment une série de cambriolages, et a des problèmes de drogues, qui l'accompagneront toute sa vie. Mais ses déboires judiciaires ne l'ont pas empêché de marquer le rap de sa voix gutturale. En 1984, il se met au beatbox, genre ancré dans la musique hip-hop qui consiste à produire avec sa bouche une multitude de sons. Après un séjour en prison, il commence à écrire ses propres paroles et à se produire dans un centre d'animation de quartier. Les hommages pleuvaient vendredi après l'annonce de sa mort. Le rappeur T.I. l'a qualifié d'"icône culturelle", tandis que Missy Elliott parlait de "lourde perte pour la famille du hip-hop".


AFP/Reuters



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