Doit-on fixer des limites à la liberté d’expression et d’information ?


La liberté d’expression est un droit qui s’inscrit dans la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de 1948 et qui stipule que « tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression » et « de chercher, [...] les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit. ». Or l’article 24 de la loi Sécurité globale et les manifestations qui en découlent montrent que ces libertés posent toujours question au sein de la société.

Ces libertés sont défendues au niveau européen par l’article 10 de la CEDH constituant les libertés fondamentales. Elles sont un élément essentiel au bon fonctionnement d’une démocratie. La réalité de ces droits universels est l’une des garanties aux autres droits et libertés des citoyens. Nous pouvons ainsi distinguer la liberté de la presse, de l’enseignement ainsi que celle de manifester par exemple. Il apparaît donc essentiel que les pouvoirs politiques et institutionnels veillent à préserver et à encourager ces droits fondamentaux.


Bien évidemment, tout ne peut pas être dit et il existe des exceptions à la liberté d’expression et d’information telles que la diffamation, les propos racistes, négationnistes, l’atteinte à la vie privée ou encore lorsque la sécurité nationale ou l’atteinte à la morale sont compromises. On peut également s'interroger sur la position particulière de la morale. Les évènements concernant Charlie Hebdo ou Samuel Paty amènent à se demander jusqu’où peut aller le principe de liberté d’expression et d’information.

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