Effacer la crise prendra plus de temps que prévu, prévient la Banque de France


L'économie française mettra un peu plus de temps que prévu pour effacer les effets de la crise, selon la Banque de France, avec une reprise de l'activité qui sera progressive en 2021, après le choc historique subi cette année. Le produit intérieur brut (PIB) devrait ainsi rebondir de 5% l'an prochain, après une contraction historique de 9% cette année, prévoit la Banque de France dans ses projections macroéconomiques publiées lundi. La Banque de France formule en effet l'hypothèse que l'épidémie va perdurer, avant un déploiement généralisé des vaccins fin 2021, impliquant que l'économie ne retrouve son niveau d'avant-crise que mi-2022. Ainsi, après le rebond de l'an prochain, la croissance poursuivra au même rythme de 5% en 2022, avant de se tasser à un niveau légèrement supérieur à 2% en 2023, prévoit la banque centrale française.

Elle est ainsi moins optimiste sur la vigueur de la reprise qu'il y a trois mois, quand elle tablait sur une moindre contraction de l'économie cette année et un rebond nettement plus fort de 7,4% l'an prochain.


La deuxième vague de l'épidémie et le deuxième confinement sont passés par là. Et même si ce dernier a moins amputé l'activité car la plupart des entreprises ont pu poursuivre leur travail, il a quand même fait rechuter l'économie. En novembre, l'activité est retombée à 11% en dessous de son niveau d'avant-crise, et elle devrait rester 8% en deçà de la normale en décembre. Et comme le déconfinement s'annonce plus lent que prévu, que les restrictions sanitaires devraient encore perdurer de longs mois en 2021, l'économie va rester en sous-régime.


Si la Banque de France ne donne pas de prévision sur les faillites, elle note que la situation financière des entreprises s'est nettement dégradée cette année, malgré les dispositifs massifs de soutien de l'Etat. La France devrait ainsi connaître une montée rapide du chômage.


Reuters/AFP

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