Effroi et colère après la décapitation d'un prof d'histoire, neuf personnes en garde à vue


Les enquêteurs cherchaient samedi 17 octobre à déterminer d'éventuelles implications ou complicités parmi les neuf personnes arrêtées au lendemain de la décapitation dans les Yvelines d'un enseignant qui avait montré des caricatures de Mahomet à ses élèves, un "attentat islamiste caractérisé", selon Emmanuel Macron, qui suscite effroi et mobilisation à travers le pays.


Un hommage national sera rendu à ce professeur d'histoire-géographie, a annoncé samedi l'Elysée. Sans attendre, plusieurs associations et syndicats ont appelé à des rassemblements dimanche 18 octobre à 15H à Paris et dans de nombreuses autres villes, notamment Marseille, Lille et Bordeaux. Dès samedi, plusieurs centaines de personnes se sont réunies à Nice ou à Rennes pour dénoncer un "acte de barbarie" et défendre "les valeurs de la démocratie".


L'assaillant, tué par la police après l'attaque, a été identifié comme Abdoullakh A., un Russe tchétchène de 18 ans, né à Moscou, a indiqué devant la presse le procureur national antiterroriste, Jean-François Ricard. Le jeune homme était arrivé en France mineur, avec ses parents qui ont obtenu le statut de réfugiés il y a dix ans.


Vendredi 16 octobre vers 17H00, il a décapité un professeur d'histoire-géographie à proximité du collège où il enseignait dans un quartier calme de Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines), avant d'être abattu de neuf balles par des policiers à 200 mètres de là. Ses parents, son grand-père et son petit frère ont été interpellés à Evreux (Eure) dans la nuit de vendredi à samedi. Cinq autres personnes ont également été arrêtées, dont un père d'élève du collège.


Reuters/AFP

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