En Grèce, la rénovation de l'Acropole fait polémique


Le projet de rénovation de l'Acropole, le célèbre rocher sacré d'Athènes classé au patrimoine mondial de l'Unesco, se heurte à bien des critiques, le gouvernement grec étant accusé de détériorer un héritage inestimable.Principal objet de cette colère: une nouvelle passerelle en béton dévoilée en décembre, dans le cadre d'une rénovation plus large présentée comme nécessaire pour accueillir des millions de visiteurs chaque année, parmi lesquels des personnes à mobilité réduite. Les opposants aux travaux, terminés il y a un peu plus d'un an, estiment qu'ils ont été réalisés sans les soins nécessaires à la sauvegarde du monument emblématique. Le gouvernement réplique que toutes les précautions ont été prises et que ces critiques sont alimentées par l'opposition. Plus de 3,5 millions de personnes ont visité l'Acropole en 2019, avant la pandémie. Le ministère de la Culture a annoncé cette semaine de nouveaux dispositifs sur l'Acropole pour les visiteurs handicapés, résultats selon lui d'entretiens avec les principales associations de personnes handicapées. Des panneaux en braille vont être installés pour les visiteurs malvoyants, ainsi que des rambardes et une signalisation pour les accès en pente. Mais les risques demeurent. Pour les autorités, la rénovation était nécessaire car les chemins autour de l'Acropole, conçus il y a 50 ans et réaménagés pour la dernière fois en 2012, provoquaient des centaines d'accidents chaque année.


Le chef de projet, Manolis Korres, un architecte respecté, impliqué dans les travaux depuis 1975, a assuré que le béton repose sur une membrane protectrice qui peut être retirée rapidement si nécessaire. Un pavage solide était en outre indispensable pour permettre aux lourdes machines de déplacer des dalles de plusieurs tonnes.


AFP

0 views