Equateur: investiture de Guillermo Lasso à la présidence de la République


Conformément à la Constitution du pays, Guillermo Lasso, élu en avril 2021 premier président de droite de l'Equateur depuis 14 ans, a officiellement pris ses fonctions le lundi 24 mai lors d'une cérémonie à Quito devant le Parlement unicaméral en présence notamment du président du Brésil, Jair Bolsonaro, de ceux de la République dominicaine, Luis Abinader, et d'Haïti, Jovenel Moise, ainsi que celle du Roi d'Espagne, Felipe VI. La délégation du gouvernement américain est conduite par son ambassadrice auprès des Nations unies, Linda Thomas-Greenfield, qui a déclaré que des élections libres comme celles qui ont permis son accession à la présidence sont un exemple pour la démocratie dans la région.


M. Lasso, leader du mouvement Créer des opportunités (Creo) a été ceint de l'écharpe présidentielle, portant la mention "Mon pouvoir dans la Constitution", par la présidente du Parlement, Guadalupe Llori. Ce conservateur, fervent catholique et fidèle de l'organisation catholique ultra-conservatrice Opus Dei, devient chef de l'Etat à sa troisième tentative après ses défaites de 2013 et 2017. En battant Andrés Arauz, 36 ans, avec 52,36% des suffrages au second tour le 11 avril, il a refermé une période de domination de la gauche, marquée par la figure de l'ex-dirigeant socialiste Rafael Correa (2007-2017), qui vit en Belgique depuis son départ du pouvoir.


M. Lasso va devoir gouverner un pays divisé et en proie à une crise économique. Le PIB s'est contracté de 7,8% en 2020 dans ce pays pétrolier affecté par la chute des cours du brut, où la dette globale représente 63% du PIB. L'ex-banquier parie sur le libre-échange et la création d'emplois et a confié le ministère de l'Economie et des Finances à un économiste qui a travaillé pour le Fonds monétaire international (FMI), Simon Cueva.


Il a également promis de régulariser les dizaines de milliers de Vénézuéliens ayant fui la crise économique dans leur pays. Selon les autorités, quelque 350.000 Vénézuéliens vivent en Equateur, la majorité dans la province de Pichincha, où se trouve la capitale Quito.


AFP