Escalade meurtrière entre le Hamas et Israël sur fond de heurts à Jérusalem-Est


Le mouvement islamiste Hamas et Israël ont échangé des centaines de tirs dans la nuit de lundi 10 à mardi 11 Mai, tuant plus de 20 Palestiniens à Gaza, dans la pire escalade depuis des années déclenchée par des violences à Jérusalem-Est occupée. Les nouvelles frappes et salves de roquettes interviennent sur fond de violences à Jérusalem-Est, secteur palestinien de la ville illégalement occupé et annexé par Israël selon le droit international. Le Hamas avait menacé lundi 10 Mai dans l’après-midi l'Etat hébreu d'une nouvelle escalade militaire si ses forces ne se retiraient pas de l'esplanade des Mosquées à Jérusalem-Est, où des heurts quotidiens opposant des Palestiniens à la police israélienne ont fait des centaines de blessés depuis le vendredi 7 Mai. Des dégâts matériels ont été constatés dans deux localités touchées par des roquettes à une quinzaine de km de Jérusalem. Les secouristes israéliens ont fait état d'une trentaine de blessés, pour la plupart à Ashkelon, ville israélienne toute proche de la bande de Gaza. Selon un dernier bilan de l'armée, 200 roquettes ont été tirées de Gaza vers Israël, dont plus de 90% ont été interceptées par le bouclier antimissile "Dôme de fer". De nombreuses autres roquettes sont tombées à l'intérieur de la bande de Gaza. Enclave paupérisée de deux millions d'habitants, la bande de Gaza est soumise à un blocus israélien depuis la prise de pouvoir du Hamas en 2007. Depuis, le Hamas et Israël se sont affrontés dans trois guerres (2008, 2012, 2014). La situation a suscité de nombreuses réactions à l'étranger, de l'appel de Washington à la "désescalade" à la condamnation d'Israël par des pays arabes. Lundi 10 Mai au soir, des sources diplomatiques ont affirmé à l'AFP que l'ONU, avec l'aide du Qatar et de l'Egypte, avait amorcé une médiation auprès des parties "concernées" afin d'obtenir une désescalade.


AFP