Face à la crise sanitaire et sociale, le gouvernement allonge la trêve hivernale


De la crise sanitaire à la crise sociale: le gouvernement a décidé, comme l'an passé, d'allonger la trêve hivernale des expulsions locatives qui est repoussée au 1er juin "face au risque réel de décrochage des ménages en difficulté". Une trêve sur les coupures d'énergie en raison de factures de chauffage impayées a également été décidée. Tous les indicateurs compilés par la Fondation Abbé Pierre ont viré au rouge: le Secours populaire a recensé en 2020 une hausse de 45% des demandes d'aide alimentaire par rapport à 2019, tandis que les Restos du Cœur prévoient d'accueillir plus d'un million de personnes cet hiver, contre 875.000 en 2019-2020. De même, le nombre d”allocataires au RSA a augmenté de près de 10% en 2020, passant de 1,9 million à 2,1 millions de personnes. Enfin, la Fondation recensait dans le pays 4,1 millions de mal-logés, dont 300.000 sans domicile. La ministre du Logement, Emmanuelle Wargon, estime qu’il faut veiller à ne pas expulser sans solution de relogement ou d’hébergement. Elle a également reconnu qu’il fallait mieux indemnisé les bailleurs dont on n’expulse pas le locataire. Elle est même favorable à une automatisation de cette indemnisation. En 2020, 3.500 personnes ont été expulsées de leur logement, selon un rapport parlementaire publié dimanche, une baisse de 79% par rapport à 2019 due à l'extension de la trêve hivernale jusqu'au 10 juillet 2020 pour cause de crise sanitaire.


AFP



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