Face aux critiques, Macron se pose en "Monsieur vaccin" et met la pression sur les labos


Pour tenter de couper court aux accusations de manque d'autonomie stratégique dans la production de vaccins, Emmanuel Macron a annoncé que plusieurs sites français démarreraient bientôt la production: un sous-traitant commencera à produire en France "courant mars" le vaccin de Moderna et un autre lancera "courant avril" la production de celui de Pfizer/BioNTech. Le chef de l'Etat a réuni à l'Elysée un nouveau Conseil de défense sanitaire mais aucune nouvelle restriction n'est attendue à la traditionnelle conférence de presse de jeudi. Le chef de l'Etat a convoqué mardi les grands laboratoires français et européens pour les encourager à accélérer la production. Il a aussi estimé que "début mars" auront été vaccinés les 80% des pensionnaires des Ehpad qui le souhaitent, soit 500.000 personnes.Les Français disposent depuis mardi d'un troisième vaccin, celui d'AstraZeneca, mais qui n'est pas recommandé pour les plus de 65 ans, faute de données suffisantes sur son efficacité dans cette classe d'âge. Emmanuel Macron s'est aussi montré ouvert à l'utilisation du vaccin russe, Spoutnik-V - dont la revue The Lancet vient de confirmer l'efficacité à 91,3%, si les autorités de santé le valident. "Le président et la chancelière (Angela Merkel) sont parfaitement sur la même ligne", qui est de considérer, au delà de toute approche géopolitique, que "tous les vaccins qui répondraient aux conditions de sécurité sanitaire et prouveraient leur efficacité (...) sont les bienvenus sur le territoire européen", a précisé un conseiller de l'Elysée. Cette décision a été saluée par plusieurs responsables politiques, dont Jean-Luc Mélenchon (LFI) et Marine Le Pen (RN).


Reuters/AFP



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