Faire un compromis, est-ce se compromettre puisqu'il s’agit de revenir sur sa parole ?


La notion de compromis est très largement utilisée de nos jours dans le cadre relationnel et politique, afin que chacun puisse agir en suivant ses convictions et valeurs dans la limite établie par le compromis. Faire un compromis c’est alors revoir conjointement sa position et faire des efforts afin que la relation puisse se poursuivre. Le compromis est alors le résultat d’une volonté commune qui s'accorde sur un consensus.


Pourtant, nous pourrions finir par nous compromettre et nous retrouver dans une situation de crise qui nous exposerait au jugement d’autrui. Un bon compromis est donc un compromis dans lequel personne ne se compromet. Or une personne qui passe beaucoup de compromis semble perdre en légitimité : jusqu’à quel point est-elle prête à reculer ? Quelle valeur peut-elle défendre si elle ne cesse de revoir et de modifier ses engagements ? Quelle est la limite à ne pas dépasser dans le compromis pour ne pas tomber dans la compromission ?