Frappes israéliennes sur Gaza après des tirs de roquettes, tensions à Jérusalem


Au moins neuf personnes, dont trois enfants et un commandant du Hamas, sont mortes lundi par des frappes israéliennes sur la bande de Gaza, menées en riposte à des roquettes tirées depuis l'enclave, après une nouvelle journée de violences à Jérusalem-Est. L'un des vecteurs de tension des dernières semaines à Jérusalem-Est est le sort de familles palestiniennes du quartier de Cheikh Jarrah menacées d'expulsion au profit de colons juifs. Israël a proclamé l'ensemble de Jérusalem sa capitale "éternelle et indivisible", tandis que les Palestiniens ambitionnent de faire du secteur oriental la capitale de l’État auquel ils aspirent. De nouveaux affrontements avaient opposé des fidèles palestiniens et des policiers israéliens sur l'esplanade des Mosquées à Jérusalem-Est, faisant plus de 330 blessés, en majorité palestiniens, après un week-end de violences dans la Ville sainte. Des centaines de Palestiniens ont lancé des projectiles en direction des forces israéliennes positionnées à l'intérieur de l'esplanade des Mosquées. Les policiers ont riposté en tirant des balles en caoutchouc et des gaz lacrymogènes. Selon le Croissant rouge palestinien, plus de 330 Palestiniens ont été blessés, dont plus de 200 évacués dans des ambulances vers des hôpitaux. La police israélienne, qui garde les accès de l'esplanade des Mosquées a fait état d'au moins neuf blessés dans ses rangs. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a salué la "fermeté" des forces de l'ordre pour garantir la "stabilité" à Jérusalem. "Nous avons commencé à mener des frappes sur Gaza et je dis bien commencé (...) nous avons ciblé un haut commandant du Hamas", a déclaré le porte-parole de l'armée israélienne. Muhammad Fayyad, un commandant de la branche armée du Hamas, a été tué à Beit Hanoun, dans le nord de Gaza. L'Autorité palestinienne de Mahmoud Abbas a elle dénoncé une "agression barbare" des forces israéliennes.


Reuters/AFP