Génération identitaire: quatre questions sur la dissolution du groupe d'extrême droite


Génération identitaire (GI), spécialiste des opérations “anti-migrants” aux frontières, a été dissous ce mercredi en Conseil des ministres. Un recours va être déposé devant le Conseil d'Etat. L'issue ne faisait plus guère de doute depuis l'enclenchement de la procédure de dissolution, annoncée le 14 février par le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin.


.En huit ans d'existence, l'association, a été plusieurs fois confrontée à la justice pour "provocation à la discrimination raciale ou religieuse". Une retentissante opération dans les Pyrénées, le 26 janvier dernier, a précipité sa chute. Mais l'histoire de Génération identitaire n'est peut-être pas terminée. Le ministre de l'Intérieur a publié, ce mercredi, sur Twitter, l'intégralité du décret menant à la dissolution du groupe. "Cette association et certains de ses militants doivent être regardés comme tenant un discours de haine incitant à la discrimination ou à la violence envers des individus en raison de leur origine, de leur race et de leur religion" et, "par sa forme et son organisation militaires", GI "peut être regardée comme présentant le caractère d'une milice privée", a justifié Gérald Darmanin.


Le décret de dissolution faitétat - et c'est nouveau - des "liens avec des groupuscules d'ultradroite dont (GI) reçoit un soutien logistique et qui défendent une idéologie appelant à la discrimination, à la violence ou à la haine au nom de théories racialistes ou suprémacistes". D'après Le Parisien, leur avocat, Me Pierre-Vincent Lambert, va déposer un recours auprès du conseil d'Etat pour excès de pouvoir.


Ces derniers mois, trois associations proches de la mouvance islamiste (CCIF, BarakaCity, et le collectif Cheikh Yassine) dans le sillage de l'assassinat de Samuel Paty en octobre 2020, et de celle du groupe ultranationaliste turc des "Loups gris" ont été dissoutes.


Reuters/AFP



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