Georges Brousse, psychiatre : "après un an de Covid, l'alcool est le grand gagnant des addictions"


Peur d'être contaminé, chômage, confinement ... Un an après la première vague, le terreau reste favorable aux addictions et notamment à la consommation excessive de boisson

L'épidémie a été propice à la montée des addictions. La peur d'être contaminé ou de voir ses proches l'être, le confinement, la perte d'un emploi ou la diminution des revenus... Tout cela a contribué à l'augmentation de la consommation de substances psychoactives et notamment de l'alcool. Celui-ci est en quelque sorte, le grand gagnant des addictions. D'abord en raison du stress lié à la pandémie. Lors de la première vague, des gens qui étaient stabilisés, qui avaient réussi à mettre l'alcool à distance, se sont retrouvés du jour au lendemain confinés chez eux sans emploi ou au chômage partiel. Sans surprise, une partie d'entre eux a rechuté. La consommation d'alcool reflète aussi notre besoin de relations sociales, même à distance. Souvenez-vous, lors du premier confinement, des apéros Zoom ou FaceTime.

Enfin, une partie des personnes souffrant d'addiction se sont reportées sur l'alcool par nécessité. Les gros consommateurs de cannabis, par exemple, ont dû faire face à une pénurie de l'offre entraînant un doublement des prix. Certains en ont profité pour réduire leurs achats ce qui est plutôt une bonne chose. Mais d'autres ont cherché à compenser leur manque et se sont tournés vers l'alcool qui restait facile d'accès.


Reuters/AFP



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