Gilets jaunes: des peines symboliques pour le saccage de l'Arc de Triomphe


Après l'émoi, le retour à la raison. Huit personnes ont été condamnées jeudi à de la prison avec sursis ou du travail d'intérêt général pour leur rôle, modeste, dans le saccage très médiatisé de l'Arc de Triomphe pendant une manifestation de gilets jaunes en 2018. Tous ont été reconnus coupables d'être entrés par effraction dans le monument historique, pris d'assaut par des protestataires pendant l'acte 3 de leur mouvement. Les principaux responsables des scènes apocalyptiques décrites par le tribunal pendant l'audience n'ont jamais été identifiés. Plutôt qu'une amende, "symboliquement" et "par rapport à ce qu'il s'est passé", "le travail d'intérêt général nous paraissait bien", a dit la présidente Sonia Lumbroso aux prévenus alignés debout face à elle. Ceux qui ont commis des dégradations ont écopé de peines de prison avec sursis - la plus lourde de huit mois avec sursis pour le jeune homme, 18 ans à l'époque, filmé en train de tenter de fracasser une porte à coups d'extincteur. Ceux qui ont volé dans le monument des cartes postales, des Tour Eiffel ou des Arc de Triomphe miniatures devront eux s'acquitter d'une amende de 100 euros. Tous devront effectuer 70 heures de travaux d'intérêt général. Pendant les trois jours d'audience, avec patience et pédagogie, la présidente - une ancienne juge pour enfants - avait tenté de faire comprendre aux prévenus que l'Arc de Triomphe n'était "pas n'importe quel local".Un monument "historique", "symbolique", "national". Partout dans le monde on sait que c'est Paris, avait-elle dit à ces jeunes pour la plupart sans histoire et originaires de toute la France.


Reuters/AFP


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